Sciences - Santé

Certains lots de médicaments contenant du valsartan ont été retirés du marché belge début juillet après l'alerte lancée par l'Agence européenne des médicaments (EMA), qui soupçonnait que la molécule produite dans le laboratoire chinois Zhejiang Huahai Pharmaceuticals ait été contaminée par de la NDMA, une substance potentiellement cancérigène. 

L'EMA a confirmé hier/jeudi ses soupçons. Le fabricant chinois avait détecté une impureté, la NMDA (pour N-nitrosodiméthylamine), dans la substance active valsartan et avait finalement procédé le 18 juillet au rappel de la molécule dans le monde entier. Celle-ci constitue le principe actif de médicaments pour patients en cardiologie (insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, infarctus cardiaque récent).

En Belgique, plusieurs médicaments contenant du valsartan sont commercialisés, précise vendredi l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). Par mesure de précaution et en attendant la réévaluation par l'EMA des médicaments à base de valsartan, l'AFMPS a demandé le 6 juillet dernier le retrait dans les pharmacies des lots concernés par le problème de qualité.

Ce retrait, organisé par l'Association pharmaceutique belge (APB), ne concerne pas tous les médicaments commercialisés en Belgique avec du valsartan, mais seulement une partie d'entre eux.

Après une première évaluation, l'EMA a indiqué jeudi que la prise à la plus haute dose de valsartan (320 mg) des médicaments concernés, et ce chaque jour pendant sept ans, pourrait en effet se révéler cancérigène.