Sciences - Santé
Jardinage, shopping, promenade... ces activités ont un impact positif sur notre santé. 

Une étude de l'University College of London démontre que les activités physiques légères diminuent les risques de décès prématurés. Répétées de manière journalière durant 30 minutes, elles diminuent de 17% les morts précoces, rapporte The Times

"Rien que le fait de se lever compte"

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont équipé 1200 personnes, âgées de 71 à 92 ans, de moniteurs d'activités transportables. Cinq ans après, 194 de ces testeurs sont décédés, mais une majorité d'entre eux faisait partie du groupe qui ne pratiquait pas d'activité. Ceux qui restaient actifs avaient 43% de chances en moins de décéder prématurément.

Barbabra Jefferis, qui a mené l'étude, pense que ces résultats sont de bonnes nouvelles pour les gens qui n'arrivent pas à atteindre les deux heures et demi de sport préconisées par semaine. Pour elle, "le plus important est que les gens se bougent et fassent quelque chose. Les gens pensent qu'il faut faire du tennis et de la natation. Pourtant, rien que le fait de se lever compte. Ou jouer avec ses petits-enfants ."' Faire ces actions à l'extérieur pour prendre l'air est un plus. 

Adapter aux patients 

Pour le Docteur Christelle Mulimbi, (médecin généraliste, sportif et nutritionniste à Bruxelles) les résultats ne sont pas étonnants. " Les activités physiques en excès peuvent être nuisibles. Ce qu'il faut, c'est les adapter en fonction du patient. Le suivi doit être personnalisé car chacun a des besoins spécifiques ." 

La manière d'utiliser le sport a aussi évolué: " Maintenant, chaque patient reçoit des consignes particulières, ce qui n'était pas le cas avant ." Elle suit d'ailleurs une formation pour apprendre à prescrire les activités physiques car cela ne fait pas partie de la médecine généraliste. Elle prévient qu'en plus du sport, de nombreux facteurs sont à prendre en compte: " comme l'environnement, la santé en général et les gènes ". 

Le Service public de Santé en Angleterre a estimé qu'un décès sur six était dû à un manque de mouvement et à la fainéantise.