Emily Hoyos : "Stopper les essais d'OGM dans les champs belges"

Gianni Ruggieri, de la rédaction de Twizz Radio Publié le - Mis à jour le

Sciences - Santé

Une actualité retient l’attention : une étude française relance le débat sur les OGM, organismes génétiquement modifiés, et pointe leur toxicité. Les résultats sont alarmants disent les chercheurs. En effet, leur étude prouve la dangerosité d’un maïs transgénique de la firme Monsanto. Concrètement, les rats nourris avec le maïs transgénique traité ou non au Roundup, herbicide de Monsanto, ou alimentés avec de l'eau contenant de faibles doses d'herbicide, ont tous été victimes de lourdes pathologies au 13e mois de l'expérience.

Emily Hoyos exprime son inquiétude, en exclusivité sur Twizz radio. « Ce qui est inquiétant, c’est de se rendre compte que l’industrie agroalimentaire a poussé certains Etats à se lancer tête baissée dans une technologie agroalimentaire dont on ne connaissait pas vraiment les effets sur la santé ».

La demande d’ECOLO est donc claire : « La priorité des politiques ça doit être la santé des populations. Il faut à tout prix d’une part stopper les essais hors laboratoire qui sont menés en Belgique et ailleurs, je pense notamment aux cultures des peupliers ou de pommes de terre qui sont faits dans des champs ici en Belgique, ces essais là doivent être stoppés tant que l’on en sait pas exactement de manière plus assurée des impacts sur la santé » déclare donc Emily Hoyos.

Elle poursuit : « il faut à tout prix stopper la fuite en avant qui a été faite ces dernières années en matière d’alimentation, notamment en matière du bétail, d’OGM, et en fait c’est de manière générale c’est le modèle agricole qu’il faut transformer, ce à quoi on assiste pour le moment, c’est qu’en fait nos campagnes sont en train de se transformer en multinationales et nos agriculteurs devraient, selon Monsanto, se transformer en travailleurs à la chaîne tout ça au détriment de notre santé ».

Reste une question : quels leviers utiliser pour garantir la santé des populations ? « Sur l’ensemble de ces leviers » répond Emily Hoyos et conclut : « bien entendu, le levier principal c’est la politique européenne et vous savez qu’en la matière la Belgique a toujours été parmi les pays qui freinait le plus la fuite en avant voulue par certains pays européens, et donc je pense que on doit tenir bon. Mais c’est aussi la politique agricole au niveau fédéral et c’est aussi, bien entendu, du ressort de la Région wallonne et en la matière on a un décret qui n’est pas mauvais en Wallonie. Je pense qu’il faut rassurer les consommateurs wallons puisqu’ils ont face à eux des responsables politiques et c’est en tout cas le cas de mon parti. Au niveau wallon, une convergence de vue existe sur le fait qu’il faut autre chose pour nos agriculteurs que cette fuite en avant..."

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