Sciences - Santé

Depuis la diffusion, mi-janvier, dans la presse belge, écrite et télé, d'un reportage sur les dangers potentiels d'un médicament contre l'acné (l'isotrétinoïne) accusé de favoriser la dépression, voire carrément de pousser au suicide, certains dermatologues du pays ont vu débarquer dans leur consultation des patients affolés, scandalisés de s'être vu prescrire, à eux-mêmes ou à leur adolescent, cette substance. Bien décidés, ont-ils fait savoir, à interrompre sur le champ leur traitement quand ce n'était pas tout bonnement à demander réparation.

Aux Cliniques universitaires Saint-Luc, dont le service de dermatologie compte une vingtaine de médecins et plusieurs centaines de patients actuellement traités avec cette molécule, notamment commercialisée par Roche sous le nom de Roaccutane®, plusieurs patients se sont ainsi présentés "avec des inquiétudes", comme nous l'a expliqué le Pr Marie Baeck, chef de service. "Des généralistes et des psychiatres se sont également manifestés pour que l'on arrête tout de suite le traitement de leur patient".