Sciences - Santé

La Chambre examine ce mercredi après-midi, en séance plénière, le projet de loi visant à étendre aux mineurs la loi de 2002 qui dépénalise l’euthanasie sous conditions. Au même moment, le premier Congrès international de soins palliatifs pédiatriques (organisé par l’International Children Palliative Care Network ou ICPCN), qui s’est tenu à Mumbai, en Inde, les 11 et 12 février, diffusait dans le monde entier une déclaration pour réagir au texte belge qui permet l’euthanasie des enfants. Cette déclaration, signée par des sommités en matière de soins palliatifs pédiatriques, "appelle urgemment le gouvernement belge à reconsidérer sa récente décision".

En conclusion de leur sommet, les 250 experts issus de 35 pays "réclament pour tous les enfants en fin de vie l’accès aux moyens appropriés pour contrôler la douleur et les symptômes, ainsi que des soins palliatifs de haute qualité pour rencontrer leurs besoins particuliers".

La déclaration ajoute : "Nous croyons que l’euthanasie ne fait pas partie de la thérapie palliative pédiatrique et ne constitue pas une alternative".

Cet appel risque cependant de rester sans écho. Le projet qui permet à des enfants gravement malades, en fin de vie, de demander l’euthanasie s’ils souffrent de douleurs constantes, insupportables et inapaisables, a déjà été voté par le Sénat à une large majorité alternative (MR, PS, Open VLD, SP.A, N-VA, Ecolo et Groen), à quelques abstentions près. Le CDH, le CD&V et le Vlaams Belang ont voté contre. Le scénario devrait être sensiblement le même demain, jeudi, au moment du vote à la Chambre. La députée MR Marie-Christine Marghem a cependant déjà indiqué qu’elle voterait contre.