Sciences - Santé A la suite de la réduction de la durée des études, deux cohortes d’étudiants sortiront en même temps. Bouchon…

Les places de stages seront chères en 2018 pour les futurs médecins qui débuteront leur spécialisation. La cellule de planification de l’offre des professions des soins de santé - composée d’experts qui conseillent le ministère fédéral de la Santé - a rendu ce 6 janvier un rapport sur l’impact qu’aura la double cohorte d’étudiants sur les places de stages en 2018. Selon elle, l’an prochain, il manquera pas moins de 1 505 places de stages : 1 061 en Communauté française et 444 en Flandre.

Rappel : en 2018, deux cohortes d’étudiants arriveront en même temps au terme de leur formation de base en médecine. En raison de la réduction de la durée des études (de 7 à 6 ans) entrée en vigueur en 2012, les étudiants ayant entamé leur cursus en 2011 et en 2012 seront diplômés la même année. Leur nombre sera deux fois plus élevé que les autres années. Pour chaque spécialisation, la demande de places de stages sera donc en hausse.

Même sans la double cohorte

Tout le travail de la cellule de planification réside dans la comparaison de cette demande à la hausse avec l’offre de places de stages, relativement stable pour sa part. L’infographie ci-contre montre, pour chaque spécialité, la situation dans chacune des deux Communautés du pays. Où l’on s’aperçoit que la pénurie de places frappera tout le pays, mais deux fois plus au Sud qu’au Nord. Logique, dans la mesure où la Communauté française a longtemps laissé libre l’accès aux études de médecine, alors que la Flandre le limitait via un examen d’entrée.

Pour la Belgique, 18 spécialités sur 29 présentent un déficit en places de stages (19 en Communauté flamande et 20 en Communauté française). En Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est surtout en médecine générale, en anesthésie, en médecine d’urgence, en gynécologie, en médecine interne et en pédiatrie que les places de stages seront les plus chères. Soit les mêmes spécialités qui sont menacées de pénurie en Flandre - à l’exception notable de la médecine générale.

La cellule de planification pointe également que, même sans tenir compte de l’arrivée de la double cohorte en 2018, 9 spécialités sur 29 présentent un déficit en places de stages, tant en Communauté flamande qu’en Communauté française. Cependant, notent les experts, le nombre total de places de stages en 2017 est suffisant si les stagiaires se répartissent dans les spécialités qui disposent d’une réserve en places de stage.

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