Sciences - Santé

Jusqu'ici seul Parkinsonien à avoir couru les 20 km de Bruxelles, Patrick Demoucelle sera rejoint ce dimanche par une dizaine d'autres patients. Un fabuleux défi qu'ils se lanceront pour montrer ce qui est encore possible et pour récolter des fonds indispensables pour la recherche.

Les 20 km de Bruxelles, ce dimanche, en 2 h 30 : c’est l’objectif que s’est fixé Patrick Demoucelle. Les années précédentes, pour ses deux premières participations, il a réalisé cet exploit en 2 h 33 et en 2 h 38. Un exploit ? Très certainement car cet homme, aujourd’hui âgé de 52 ans et papa de deux enfants, est atteint de la maladie de Parkinson depuis 12 ans. "J’ai reçu le diagnostic le jour de mes 40 ans, à deux jours près, nous dit-il. C’était mon cadeau d’anniversaire : une maladie dégénérative et incurable. Car il n’y a pas de traitements pour guérir de la maladie ni pour enrayer sa progression. A ce jour, il n’existe que des médicaments pour masquer les symptômes. C’est une maladie dégénérative, ce qui signifie que, de jour en jour, de mois en mois, d’année en année, cela va toujours de plus en plus mal. Cela fait maintenant douze ans que je porte ma croix."

Mais si, aux côtés de son épouse Anne-Marie, il est venu jusqu’à nous sa canne à la main, ce n’est pas pour nous parler de sa croix mais bien pour apporter un message positif. "Nous avons un message très fort à faire passer, insiste-t-il. A savoir : on peut rester positif et motivé. Pour le prouver, je vais essayer de courir pour la troisième fois les 20 km de Bruxelles. Je suis déjà arrivé jusqu’au bout deux fois, en souffrant, avec des crampes et en étant poussé dans le dos par des supporters, mais je l’ai fait. Je veux le refaire et, à l’arrivée, planer à nouveau… dans ma tête."