Sciences - Santé

Des chercheurs de la KU Leuven et de l'Université libre de Bruxelles (ULB) sont parvenus à greffer des neurones humains dans le cerveau de souris contenant des plaques amyloïdes, qui sont l'un des signes de la maladie d'Alzheimer. Les résultats de leurs recherches ont révélé que contrairement aux neurones de souris, les neurones humains qui se sont développés dans ce nouvel environnement étaient extrêmement vulnérables à la maladie d'Alzheimer, indique l'ULB vendredi dans un communiqué. 

L'étude de l'évolution de la maladie d'Alzheimer à l'échelle moléculaire présente des défis uniques, étant donné que les neurones fonctionnent différemment selon qu'ils se trouvent dans un environnement in vivo ou in vitro. Le recours à des souris permet donc d'obtenir des données précieuses, le cerveau et les neurones de ce rongeur présentant de nombreuses similitudes avec ceux de l'humain.

Sous la direction des professeurs Pierre Vanderhaeghen (ULB, RIBHM - WELBIO) et Bart De Strooper (VIB-KU Leuven), les chercheurs ont ainsi découvert que les neurones humains étaient bien plus vulnérables que ceux de la souris aux pathologies liées aux plaques amyloïdes. "Ce nouveau modèle a permis de mieux caractériser les processus liés à la maladie qui ont lieu dans le cerveau des patients humains", souligne le communiqué.

Le professeur De Strooper et son équipe sont en train de mettre au point un test permettant de repérer les gènes humains qui protègent contre la mort des cellules liées à la maladie d'Alzheimer. "Maintenant que nous sommes en mesure d'identifier la maladie en observant directement des cellules humaines, nous pouvons avancer bien plus vite dans ce domaine de recherche. L'objectif final de ces tests est de déterminer de nouvelles cibles médicamenteuses au sein des cellules humaines elles-mêmes, ce qui était auparavant impossible", conclut le Pr De Strooper.

Les résultats des recherches ont été publiées dans la revue scientifique "Neuron".