JO: les menstruations ont-elles une influence sur les performances ?

BELGA Publié le - Mis à jour le

Sciences - Santé De nombreuses athlètes féminines continuent la pilule de crainte que leurs règles arrivent le jour d'un événement sportif important et qu'elles diminuent leurs chances de médaille. Ces craintes sont infondées, sauf pour les coureuses de fond dans la seconde moitié de leur cycle menstruel concourant lors d'une journée chaude, affirme un chercheur australien jeudi.

"Il y a eu des médailles d'or et des records du monde battus à chaque stade du cycle menstruel, donc rien ne prouve qu'on ne peut pas gagner une médaille quand on a ses règles", confirme Xanne Janse de Jonge, de l'université de Newscastle.

Des recherches plus poussées sur les changements hormonaux pourraient permettre aux athlètes d'exploiter le cycle menstruel pour améliorer leurs performances.

Des recherches récentes montrent en effet que ces athlètes pourraient être meilleures neuf à 13 jours après le début des menstruations.

Les seules sportives désavantagées seraient les marathoniennes, mais uniquement lors des jours chauds, car la température corporelle est déjà plus élevée.

Cependant, de nombreuses athlètes n'auront pas de cycles menstruels réguliers à Londres. "Les entraînements intensifs pourraient perturber le cycle", relève Xanne Janse de Jonge. "Le corps dit simplement que je subis tellement de stress qu'il ne serait pas sûr pour moi d'avoir un enfant dans cet environnement. Le corps se ferme. C'est un mécanisme normal."

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