Sciences - Santé A l'initiative des Nations Unies, la journée mondiale des toilettes est tenue ce lundi dans le but d'attirer l'attention sur la problématique des toilettes. Cela peut paraître futile, risible même. Pourtant, malgré ce que le confort de notre vie occidentale pourrait laisser croire, c'est un enjeu sanitaire de la plus haute importance à l'échelle mondiale. Et pour cause: à l'heure actuelle, 4,5 milliards de personnes vivent sans toilettes.

La situation est particulièrement préoccupante en Afrique subsaharienne, mais surtout en Inde, qui concentre le plus de personnes forcées de se soulager en plein air. Au total, 892 millions de personnes sont contraintes de faire leurs besoins à l'air libre dans le monde. Les écoles pâtissent également du manque de sanitaires, puisqu'un tiers de celles-ci ne sont pas équipées de toilettes.

Les conséquences de ce manque d'hygiène sont nombreuses, et en premier lieu sur la santé. Les eaux qui se retrouvent polluées par les excréments sont en effet porteuses de bactéries qui se propagent dès lors à grande vitesse.

Outre cet aspect sanitaire, les défauts sont économiques (dépenses médicales), éducatifs (souvent, les enfants malades ne peuvent aller à l'école) et environnementaux (pollution des sols, cours d'eau et nappes phréatiques).

Enfin, il va de soi que la dignité des personnes concernées s'en retrouve affectée.

Les Nations Unies ont fixé un objectif de développement durable visant à "garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau". Concrètement, le but est que tous disposent de toilettes et que personne ne pratique la défécation en plein air d'ici 2030. Mais cet objectif est encore loin d'être atteint...