Sciences - Santé

L'épidémie de grippe est officiellement déclarée en Belgique puisque le seuil épidémique est dépassé pour la deuxième semaine consécutive, annonce l'Institut de Santé publique mercredi. 

Au total, 226 personnes pour 100.000 habitants ont consulté un généraliste en raison d'un syndrome grippal alors que le seuil est de 141 consultations pour 100.000 habitants. Entre le 15 et le 21 janvier 2018, 226 personnes pour 100.000 habitants ont développé des syndromes grippaux. Le seuil épidémique a été franchi pour la deuxième semaine consécutive et, par conséquent, l'épidémie est officiellement déclarée.

Depuis début janvier, la sévérité et l'intensité de la grippe sont également surveillées au travers d'un réseau de six hôpitaux répartis dans le pays. Le nombre de consultations chez un généraliste pour d'autres types d'affections respiratoires augmente également, surtout chez les enfants.

L'année dernière, l'épidémie avait été déclarée également à la mi-janvier. Le nombre de consultations était légèrement supérieur à aujourd'hui.

En moyenne, 500.000 personnes sont touchées chaque année par le syndrome grippal, soit environ 2 à 8% de la population belge. Une épidémie de grippe modérée touche environ 5% de la population (550.000 sur 11 millions d'habitants) alors qu'une épidémie plus intense touche environ 10% de la population.

Un état grippal se caractérise par une fièvre importante (au-dessus de 39 degrés), de la toux et des courbatures. Pour une personne en bonne santé, la guérison doit intervenir spontanément au bout d'une semaine. Cependant, certaines personnes plus fragiles, comme les personnes âgées ou immunodéprimées, peuvent présenter des complications liées à une surinfection. En moyenne, une personne sur 1.000 cas de grippe développe des complications nécessitant une hospitalisation.

Les antibiotiques ne sont pas efficaces contre le virus de la grippe. "Seule la prévention permet de mettre toutes les chances de son côté pour y échapper", explique le Docteur Pascal Pierre, médecin hémato-oncologue au sein de l'intercommunale hospitalière Vivalia. Il existe néanmoins un vaccin qui doit, idéalement, être réalisé en automne, mais il est toujours utile de le faire tant que l'on n'a pas contracté le virus.