Sciences - Santé

Le prix augmente un peu mais le patient ne paiera pas plus, selon l’accord médico-mut bouclé mardi.

Les médecins et les mutualités, réunis au sein de la commission nationale médico-mutualiste (CNMM), ont conclu mardi un nouvel accord pour les deux prochaines années. La quote-part personnelle des patients n’augmentera pas et des engagements pour résoudre la problématique des suppléments d’honoraires sont prévus, a annoncé la ministre fédérale de la Santé publique, Maggie De Block (Open VLD). Un accord satisfaisant malgré des négociations "fastidieuses", réagit l’Association belge des syndicats médicaux (Absym).

Le texte contient un certain nombre d’accords tarifaires. Les honoraires des médecins augmenteront en principe de 1,50 %. Mais des exceptions sont prévues. Les consultations chez les médecins généralistes et spécialistes seront notamment indexées de 1,68 %, tandis que les prestations en matière de biologie clinique et d’imagerie médicale augmenteront de 1,25 %. Les médecins généralistes pourront donc facturer un montant de 25,42 euros pour une consultation, précise l’Absym. Certaines prestations ne seront par contre pas indexées. C’est le cas du dossier médical global (DMG), des examens génétiques, ainsi que de certains honoraires de dispensateurs de soins non accrédités.

Par ailleurs, aucune augmentation du ticket modérateur - soit le montant restant à charge du patient après l’intervention de l’assurance obligatoire - n’a été proposée.

Un mécanisme de responsabilisation est également instauré par l’accord. En cas de dépassement ou de forte hausse des dépenses pour la biologie clinique ou l’imagerie médicale, il sera désormais possible d’interpeller les prescripteurs.

Le 1733 généralisé en 2018

Le texte prévoit par ailleurs un meilleur soutien pour poursuivre l’informatisation des médecins ainsi que le déploiement intégral l’année prochaine du système central 1733, qui traite les appels destinés au service de garde.

Maggie De Block a qualifié l’accord de positif, tant pour les patients que les médecins. D’après elle, il prévoit "différentes initiatives de nature à garantir aux patients un meilleur accès aux soins et à valoriser le bon travail des médecins".