La grippe toujours au plus haut du pic

L.D. Publié le - Mis à jour le

Sciences - Santé

L’hécatombe. Petits frissons et grosse fatigue, douleurs musculaires et traits tirés, maux de gorge, toux, faiblesse générale , comme des mouches, ils tombent autour de nous. Un simple coup d’œil à la courbe du rapport hebdomadaire de l’Institut scientifique de santé publique (ISSP) suffit à confirmer que nous nous situons bel et bien en plein pic épidémique de la grippe. Atteint au cours de la deuxième semaine de janvier, le seuil épidémique est toujours d’actualité aujourd’hui. (Voir infographie ci-contre)

Petits enfants, adolescents, adultes et personnes âgées, aucun public ne semble épargné. Aucune région non plus, d’après ce que nous a déclaré le Pr Marc Van Ranst, virologue à la KUL et commissaire interministériel influenza. "Aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne, on a déjà observé un déclin, nous signale le spécialiste, de même d’ailleurs qu’en Belgique, auprès des jeunes enfants. Il n’empêche, on estime qu’environ 3 pc de la population sont encore frappés par la maladie à l’heure actuelle". Chaque année, notre pays est touché par une épidémie de grippe qui touche généralement de 1 à 5 pc de la population, voire davantage en cas d’épidémie importante.

Que dire de l’épidémie de grippe saisonnière qui sévit cette année ? "En termes de personnes touchées, elle est nettement plus étendue - de l’ordre de trois à cinq fois -, que celle de la saison dernière qui restait néanmoins particulièrement limitée. Mais elle est comparable aux épidémies de 2006-2007", nous assure encore le Pr Van Ranst.

Pas si virulente

Pour ce qui est de la sévérité, la grippe qui circule cette année ne serait pas particulièrement virulente, toujours selon l’expert, et le vaccin paraît en adéquation avec les souches en circulation. Cela dit, cette fois, il est trop tard pour se faire vacciner. Seule possibilité pour éventuellement diminuer l’expression des symptômes, l’administration d’antiviraux qui pourront être prescrits par un médecin. A cet égard, la Commission belge de Coordination de la Politique antibiotique (BAPCOC) a tenu à rappeler, récemment, alors que le seuil épidémique avait été franchi, que les antibiotiques sont inefficaces contre la grippe, la bronchite et le rhume.

Au niveau de la prévention, une campagne intitulée "Cinq conseils pour éviter la propagation de la grippe" a été lancée à l’initiative du Commissariat interministériel Influenza, en collaboration avec le SPF Santé publique. Il s’agit de se laver régulièrement les mains, important vecteur de la maladie; se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier lorsque l’on éternue; jeter son mouchoir dans une poubelle (si possible à couvercle); en l’absence de mouchoir, se couvrir systématiquement la bouche et le nez en cas d’éternuement; rester à la maison si on est malade. Très simples, ces mesures demeurent les plus efficaces pour contrer la propagation du virus, d’après les spécialistes qui rappellent que toucher une poignée de porte, un robinet ou un mouchoir usagé qui ont été manipulés par une personne infectée suffit pour qu’une personne soit contaminée.

Publicité clickBoxBanner