La vie secrète des vaches

Belga Publié le - Mis à jour le

Sciences - Santé

Pas antipathiques mais plutôt placides, voire même abruties, c'est ainsi que les vaches sont en général perçues par les humains. Mais si l'on en croit l'hebdomadaire Sunday Times, l'homme a tout faux. Des chercheurs britanniques ont en effet découvert que les vaches, comme du reste nombre d'autres espèces animales, ont une vie secrète bien plus passionnante qu'on ne l'imaginait jusqu'ici.

L'hebdomadaire dominical britannique publie en effet, dans son édition de ce dimanche, les résultats d'une étude réalisée à l'université de Bristol qui révèle que les vaches ont une vie sentimentale forte faisant la part belle à des émotions telles que l'amitié, la colère ou la frustration.

Cette étude, réalisée par le professeur John Webster, expert en bien-être animal, met ainsi à mal l'idée communément admise selon laquelle l'intelligence va de pair avec la capacité de souffrance. En d'autres termes, les animaux, qui ont un cerveau plus petit que les hommes, ressentiraient moins la douleur et éprouveraient moins de sentiments.

Erreur, disent les scientifiques de l'université de Bristol, qui ont découvert qu'au sein d'un troupeau, deux ou plusieurs animaux en étaient venus à nouer des liens d'amitié qu'ils exprimaient en se léchant mutuellement.

De même, la sexualité des bovins est fortement sous-estimée par l'être humain, selon les auteurs de cette étude, qui n'hésitent pas à qualifier la vache de nymphomane.

Le Pr. Donald Broom, de l'université de Cambridge, affirme pour sa part, sur base d'une expérience réalisée durant l'étude, que les vaches peuvent aussi être excitées par des défis intellectuels.

De la nourriture avait été placée derrière l'une des portes d'une étable. Des électrodes placés sur le cerveau des vaches pour contrôler leurs réactions ont permis de constater une accélération du rythme cardiaque lorsqu'elles ouvraient la bonne porte. Certaines se sont même mises à sautiller.

Le Pr. Christine Nicol tire de ces expériences la conclusion que les animaux et les êtres humains sont bien plus proches sur le plan émotionnel qu'on ne le croyait jusqu'ici.

«Nous avons découvert que les animaux, que ce soit les vaches, les cochons, les chèvres ou même les poulets, ont bien plus d'aptitudes à la connaissance et de facultés d'adaptation qu'on ne pensait. Nous, les humains, devons à présent assimiler le fait que chaque animal que nous utilisons ou que nous mangeons est un être vivant complexe et qu'il est donc temps de revoir fondamentalement notre attitude à leur égard», souligne-t-elle.

Publicité clickBoxBanner