Sciences - Santé Pour une équipe de chercheurs internationaux, rêver d'immortalité n'est plus impossible. Ils ont analysé l'ADN d'environ 500 chauves-souris, de quatre espèces différentes, pour découvrir leur secret de longévité et les processus de vieillissement..

En général, les mammifères de petites tailles comme les rongeurs se reproduisent vite mais ont une durée de vie très limitée. Entre 2 et 8 ans pour les souris par exemple, rapporte Newsweek. La plus vieille chauve-souris (qui appartient au genre Myotis) a vécu quant à elle jusqu'à 41 ans. Leur âge moyen est de 30 ans. Par rapport aux êtres humains cela semble peu, mais c'est beaucoup compte tenu de leur taille. Cela représente en moyenne 4 fois l'âge des rongeurs et c'est 10 fois plus que les mammifères de cette taille.

Pour arriver à leurs conclusions, les scientifiques ont prélevé des échantillons d'ADN, ont marqué les chauve-souris et les ont relâchées. Ils ont décidé de congeler une partie de cet ADN et de travailler sur l'autre partie en desséchant les échantillons avec des perles de silice. Le but était de voir comment les chromosomes allaient réagir à une action qui vieillit l'ADN. Les chercheurs ont constaté que deux des espèces vieillissaient normalement comme les humain, alors que les deux autres n'ont montré aucun signe de vieillissement après le processus.

"C'est une nouvelle excitante"

Ils ont découvert ce pouvoir dans l’extrémité des chromosomes, les télomères. Vu que les cellules se divisent, normalement ces télomères rétrécissent, subissent l'usure et le vieillissement. Ce qui n'est pas le cas chez ces deux espèces de chauve-souris. "Elles ne montrent aucun signe de cette télomérase mais auraient développé un processus unique qui allonge leurs chromosomes, sans induire le cancer", explique l'auteure de l'étude, Emma Teeling, dans la revue Science Advances. "C'est une nouvelle vraiment excitante que nous devons explorer pour comprendre comment les chauves-souris demeurent en bonne santé malgré le temps qui passe."

Les scientifiques essayent encore de découvrir comment les autres espèces arrivent à vivre aussi longtemps, sans ce pouvoir de leurs chromosomes.