Sciences - Santé La Ligue nationale belge de la sclérose en plaques a mené l’enquête. Les malades souhaitent un maximum d’autonomie. A l’occasion de la Journée mondiale qui se tiendra mercredi, des actions de sensibilisation sont organisées.

En dix ou quinze ans, tout a changé. Les patients veulent participer à la décision et prendre leur vie en main", constate Charles van der Straten Waillet, président de la Ligue nationale de la sclérose en plaques. Les personnes atteintes de cette maladie souhaitent vivre en autonomie, une meilleure accessibilité des transports en commun et s’impliquer activement dans leur traitement, c’est ce qui ressort d’une enquête menée par la Ligue auprès de 343 personnes, entre fin janvier et début mars 2017. Les résultats de ce sondage ont été publiés à l’occasion de la journée mondiale de la sclérose en plaques qui se tiendra mercredi.

Cette maladie touche environ 12 000 personnes en Belgique, dont deux tiers de femmes. Complexe, elle atteint le système nerveux central dont le cerveau, les nerfs optiques et la moëlle épinière, et se manifeste par des symptômes divers comme une fatigue extrême, des douleurs, des spasmes, des problèmes de vision et de coordination, une perte de mouvement ou de parole. Si la maladie est incurable, plus d’une dizaine de médicaments sont aujourd’hui disponibles pour tenter de ralentir le processus et permettre "un traitement spécialisé pour chaque cas", explique le neurologue Dominique Dive qui veut rester "très prudent mais optimiste".