Sciences - Santé

C'est une difficulté journalière pour nos pharmaciens: ils ne disposent plus de certains médicaments en stock.

Parfois c'est très temporaire, mais "le nombre de cas problématiques augmente", explique Lieven Zwaenepoel de l'Association pharmaceutique belge (APB) à VTM NIEUWS. "Le phénomène existe depuis un certain temps, mais il est grand temps d'agir", implore-t-il. Les pharmaciens manquent de certains produits dans leurs rayons. Un exemple avec Vasexten, un médicament qui diminue la pression artérielle. "Nous n'avons plus de stock depuis un mois et demi, et maintenant on nous dit qu'il va bientôt sortir du commerce", relate Lieven Zwaenepoel. De plus, une certaine pilule contraceptive n'est plus disponible. "Nous devons donc chercher un produit d'une marque différente, de la même composition. Mais la commutation n'est pas toujours agréable pour le patient dans le cadre de la continuité du traitement."

Certaines matières premières pour réaliser des préparations font aussi défaut. Récemment, les pharmaciens ont connu des difficultés pour obtenir de l'eau distillée. Les associations professionnelles leurs ont alors conseillé d'acheter de l'eau embouteillée, mais celle-ci n'a pas la même qualité pharmaceutique.

Les pénuries sont dues en partie aux économies dans les soins de santé, mais pas uniquement, selon Lieven Zwaenepoel. "Des mécanismes de marché internationaux jouent aussi. Dans l'ensemble, il y a beaucoup de pression économique sur le secteur pharmaceutique, ce qui incite notamment à économiser sur le stockage et on ne peut alors plus répondre à la demande."

"Le patient est la plus grande victime, car trouver des alternatives n'est pas toujours facile", selon le vice-président de l'APB.

Lieven Zwaenepoel souligne que des plans ont été élaborés avec l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) pour aider à résoudre ou réduire les problèmes. Néanmoins, ces plans doivent encore être traduits dans la législation et recevoir le feu vert les autorités européennes.