Sciences - Santé Sur le banc d’essai

Un massage comme on en rêve, tout simplement. Et dont on aimerait que jamais il ne s’arrête. Mais lorsque, après avoir massé longuement et doucement le ventre, puis plus énergiquement les jambes, les mains de l’experte en viennent à relaxer le dos, il faut bien se résoudre à l’idée que c’en est terminé de ce divin moment de bien-être.

Pour ce massage amincissant balinais, dans son petit antre ixellois, Catherine Le Maux ouvre en effet le rituel par un long massage du ventre, fait de mouvements appuyés et précis. "Si l’on commence à travailler longuement cette zone, où l’on se concentre une trentaine de minutes, c’est pour la relaxation, pour relâcher le stress afin de pouvoir ensuite travailler sur la délocalisation des cellules graisseuses, nous explique la masseuse d’origine bretonne, cette demi-heure est nécessaire car le rythme est assez lent. Je pense aussi que le ventre est une zone d’émotions très intense. Lorsque quelqu’un est très stressé, je ressens fort les vibrations sous les pouces et sous les mains. Pour beaucoup, c’est en effet à ce niveau que se concentre le stress. C’est pourquoi il est important de détendre le ventre, que ce soit par ce rythme très lent des mouvements effectués ou la respiration. Les inspirations et expirations ont pour but de désengorger, de stimuler le système lymphatique et aussi d’éliminer les toxines à l’expire."

Inspiré de savoir-faire centenaires, le soin prodigué avec un baume détoxifiant à base de pierres semi-précieuses s’il vous plaît, utilise à des fins esthétiques les techniques chinoises de pression (TuiNa) sur quelques points d’acuponcture du ventre. Il associe les techniques de pétrissage, percussions et lissages glissés balinais visant davantage à modeler le muscle, alors que les vibrations servent plutôt à rééquilibrer. "Par les techniques d’acupressure sur le ventre, on stimule les organes comme le foie, la rate, les intestins, la vessie, ainsi que la digestion, ce qui entraîne une meilleure élimination des toxines, nous explique encore Catherine Le Maux, je travaille également sur les abdominaux et sur la masse musculaire".

D’une voix douce et apaisante, contrastant avec l’assurance de ses mouvements parfois très toniques, elle poursuit l’explication de ses gestes et les effets recherchés. "Au niveau des jambes, on utilise plutôt une technique de délocalisation des cellules graisseuses. C’est beaucoup plus tonique, mais je veille bien sûr toujours à ne pas traumatiser ou forcer. S’il y a la moindre crispation, je le sens et j’adapte aussitôt l’intensité du massage. De même, si j’observe une fragilité capillaire, je masserai plus doucement, je ferai davantage de pétrissages et moins de pincements. S’il y a des varices, il faut évidemment faire très attention pour éviter les thromboses."

Au niveau des jambes, les mouvements s’effectueront toujours du bas vers le haut. "C’est une règle première : il faut toujours ramener la circulation sanguine, mais aussi la circulation lymphatique, vers le cœur, nous dit encore cette professionnelle, de toute façon, l’une ne va pas sans l’autre. La combinaison du massage amincissant balinais avec le drainage lymphatique (méthode Vodder) rend le traitement encore plus efficace. Le drainage permet de faire circuler la lymphe, véritable mer intérieure dans laquelle baignent nos cellules. La lymphe régénère les cellules de notre corps par ses apports nutritionnels, elle élimine les toxines et augmente notre potentiel immunitaire". La technique du drainage lymphatique peut s’avérer intéressante en cas de problèmes de rétention d’eau ou de mauvaise circulation sanguine, par exemple.

Quant au léger massage du dos, il est surtout là pour la relaxation, "c’est un peu la cerise sur le gâteau", sourit Catherine Le Maux.