Sciences - Santé

Il ne fait plus aucun doute que tous les objets de notre quotidien sont remplis de bactéries et autres sources microbiennes. Des cellules qui ont également colonisé un habitat auquel seuls quelques dizaines d'hommes et femmes ont eu accès depuis sa mise en fonction.

Comme le révèlent The Washington Post et The Atlantic, la Station spatiale internationale a beau accueillir des missions où l'hygiène fait partie des credos des agences responsables, l'ISS compte plus de dix mille formes de vie en ses lieux.

Les deux médias américains relaient ainsi une étude expliquant que "12.554 espèces microbiennes différentes" ont été repérées sur des échantillons récoltés au cours de l'année 2014 par des astronautes ayant vécu à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes.

A l'image de la vie sur terre, toutes ces bactéries se déposent sur les écrans, les ordinateurs, les portes mais également dans les conduits de ventilation, où la poussière s'accumule au lieu de s'amonceler sur les surfaces comme c'est le cas ici avec la gravité.

Des microbes plus proches de ceux d'une maison que des bactéries humaines

Là où cette étude publiée dans la revue PeerJ surprend, c'est par la composition des microbes retrouvés dans la Station spatiale internationale. En effet, les bactéries analysées se rapprochent davantage de celles peuplant une maison, parmi lesquelles des poussières urbaines et des microbes issus de la faune et de la flore, que de celles constituant l'organisme humain.

Or il faut savoir que tout équipement doit être stérilisé avant son envoi dans l'espace, rendant donc assez surprenant le constat selon lequel "la composition de la communauté microbienne sur l'ISS était plus similaire à la surface d'une maison qu'au microbiome d'un humain".

L'étude précise enfin que cette diversité observée à bord de l'ISS ne doit pas inquiéter, que du contraire. "La diversité est généralement associée à un écosystème sain" souligne David Coil, co-auteur des recherches, dans les colonnes du Washington Post. Un aspect qui réjouit en outre les chercheurs dans la mesure où ces analyses doivent, à terme, permettre de comprendre de quelle manière la vie dans l'espace peut avoir une influence sur les "bons microbes".

Des recherches futures devront permettre d'aller plus loin dans cette hypothèse, mais également de savoir si des formes de vie extraterrestres ont pu coloniser la station, étant donné que la présente analyse ne pouvait détecter que des formes de vie connues.