Sciences - Santé

Regrouper, dans une même structure, toutes les compétences requises pour garantir une prise en charge optimale assortie de critères qualitatifs très stricts, établis par des organisations internationales, tel est l'objectif des cliniques du sein, considérées comme véritables centres d'excellence.

Pour prétendre à l'appellation «clinique du sein», il faut répondre à un certain nombre de critères scientifiques. En l'occurrence: avoir un minimum de 150 nouveaux cancers du sein opérés par centre et par an; au minimum 50 opérations par chirurgien et par an; disposer d'un staff médical et paramédical hautement spécialisé; garantir une prise en charge pluridisciplinaire avec évaluation régulière de chaque stratégie de traitement; être en mesure de proposer les meilleurs protocoles thérapeutiques; participer à une recherche scientifique indépendante de l'industrie et en évaluer les résultats; offrir une prise en charge psychosociale adéquate.

Si les recommandations européennes étaient strictement appliquées, la Belgique pourrait compter une quarantaine de cliniques du sein. «Aujourd'hui, le coût des équipements impose des regroupements si l'on veut rester à la pointe du progrès, explique le Dr Didier Vander Steichel, de la Fondation contre le cancer, par ailleurs, la qualité technique suppose une pratique soutenue, autrement dit un nombre suffisant de patients. La régularité apporte aussi l'expérience indispensable pour accompagner correctement les patients sur le plan humain».

Egalement essentielle, la notion de pluridisciplinarité suppose la présence d'équipes composées de radiologues, oncologues, chirurgiens, kinésithérapeutes, esthéticiennes, psychologues, etc. «Les taux de guérison les plus élevés et la meilleure préservation de la qualité de vie des patients sont obtenus dans les centres de traitement qui associent pluridisciplinarité, spécialisation et recherche scientifique», précise encore le Dr Didier Vander Steichel, ceci suppose une qualité irréprochable, du dépistage aux traitements, sans oublier l'imagerie médicale, le laboratoire d'analyse, les soins infirmiers, la kiné, l'accompagnement psychologique de la patiente et de ses proches».

© La Libre Belgique 2006