Un cliché s'effondre: l'infidélité pas seulement masculine

Cl.D. Publié le - Mis à jour le

Sciences - Santé

L'infidélité ne serait pas uniquement masculine. C'est une nouvelle recherche menée par UCLA qui vient mettre le doute dans les théories qui circulent depuis les années 50… Selon cette nouvelle recherche, non, les hommes ne cherchent pas à multiplier les conquêtes. Quant aux femmes, elles ne seraient pas aussi fidèles qu'on le pense.

Le généticien Angus John Bateman à la base de la théorie de "l'homme plus infidèle que la femme" avait mené son étude en 1948 sur… des mouches. Sauf que l'étude récente menée par une équipe de UCLA pourrait venir tout chambouler. Professeur de biologie évolutionniste à l'université de Los Angeles, le Dr Gowaty, accompagné de sa fine équipe, a repris l'expérience de Bateman.

Heureusement pour lui, nous sommes en 2012 et avec la technologie moderne, il a pu utiliser des outils d'analyse ADN beaucoup plus précis. Selon lui, la théorie selon laquelle l'homme est plus infidèle que la femme, et qui tourmente les couples depuis plus de 50 ans serait totalement fausse.

Et oui, les femmes seraient tout aussi infidèles que les hommes. Pour le Dr Gowaty, les clichés hommes-femmes expliquent que la théorie n'ait jamais été démentie. "Nos visions du monde contraignent nos imaginations. Pour certaines personnes, le résultat de Bateman était si réconfortant qu'il ne méritait pas d'être remis en question. Je pense que les gens l'ont juste accepté.", a-t-il expliqué.

Le problème de Bateman à l'époque: l'analyse ADN n'existait pas. Et c'est là que ça devient plus compliqué… Il analysait donc les mutations génétiques sévères, pour être certain de trouver les liens de parenté. "Imaginez un enfant avec une mère aux ailes tordues et un père borgne. L'enfant à des chances égales d'avoir soit les deux mutations, soit seulement celle du père, seulement celle de la mère, ou encore aucune mutation. Afin de savoir exactement qui s'est accouplé avec qui, Bateman a sélectionné seulement les enfants avec deux mutations, parce qu'ils étaient les seuls chez lesquels il pouvait identifier précisément le père et la mère.", explique le site E! Science News.

Ce sont donc les enfants possédant deux mutations génétiques qui étaient étudiés. Sauf que ces derniers mourraient avant l'âge adulte et ne pouvaient pas être comptabilisés par Bateman, explique le scientifique américain.

Selon lui, les résultats ne sont donc pas corrects et le stéréotype bien connu du rapport homme-femme biaisé. Et même les recherches visant à s'assurer de la véracité de cette étude n'ont pas réussi à démontrer le contraire.

Bonne nouvelle pour les hommes, moins pour les femmes…

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