Sciences - Santé

Avec 38 000 victimes par an, soit plus de quatre décès par heure, et un coût estimé à 4 milliards d'euros, les maladies cardio-cérébrovasculaires constituent la première cause de mortalité en Belgique. Au niveau européen, les maladies cardiovasculaires sont responsables de près de la moitié des décès et représentent un coût annuel de 169 milliards d'euros. De quoi justifier le lancement, en juin dernier de la Charte européenne pour la santé du coeur, visant une meilleure gestion des maladies cardiovasculaires. Mardi a eu lieu le lancement belge de cette initiative de la Ligue cardiologique belge et de la Société belge de cardiologie.

Signée par 16 organisations de santé et instances gouvernementales, ce document politique représente un engagement et un changement pour aborder la prévention des maladies cardiovasculaires en Belgique. Ainsi les signataires s'engagent-ils à " réduire de manière substantielle l'incidence des maladies cardiovasculaires en Belgique notamment en diminuant le nombre de fumeurs, en promouvant une alimentation saine et l'exercice physique, en réduisant le nombre de patients obèses et en mettant en oeuvre les meilleures stratégies possibles en matière de santé cardiovasculaire ". Elles plaident aussi pour le lancement de campagnes d'information publiques. Que ce soit l'Association belge du diabète, le Fonds des affections respiratoires, le Comité belge de lutte contre l'hypertension artérielle, l'Union professionnelle des diplômés en diététique de langue française, le Conseil supérieur de promotion de la santé ou encore le Plan national nutrition santé, pour ne citer qu'eux, tous se sont engagés pour soutenir les stratégies nationales pour la détection et la prise en charge des personnes à haut risque cardiovasculaire ainsi que le traitement et la prévention secondaire des patients, mais aussi à informer, sensibiliser et éduquer le grand public et les patients.

Si la mortalité due aux maladies cardiovasculaires diminue de 1 à 2 pc par an, leur incidence ne fait que croître, a fait remarquer le Pr Guy Berkenboom, président de la Société belge de cardiologie, qui a rappelé les responsables connus de tous que sont la mauvaise alimentation et la sédentarité, entraînant surpoids et obésité. Mais aussi le tabagisme ou encore la pollution atmosphérique.

Ainsi peut-on lire dans la Charte que "tout enfant qui voit le jour au cours du nouveau millénaire a le droit de vivre jusqu'à 65 ans au moins, sans souffrir d'une maladie cardiovasculaire évitable".