Sciences - Santé Ce 7 avril a lieu la Journée mondiale de la santé dont le thème est la couverture santé universelle pour tous et partout.

Qu’on veuille le croire - ou non -, en 2018, la moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès aux services de santé dont elle a besoin. C’est ce que souligne l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en cette Journée mondiale de la santé, traditionnellement célébrée le 7 avril. Si les pays veulent atteindre la cible des objectifs de développement durable (ODD), un milliard de personnes supplémentaires devront bénéficier de la couverture de santé universelle (CSU) d’ici à 2023. Le défi n’est pas mince et ne sera relevé qu’avec une forte volonté politique.

Fondée sur le principe que tout le monde a le droit d’atteindre le niveau de santé le plus élevé possible, l’OMS rappelle que "La santé pour tous" est la vision directrice de l’organisation depuis plus de sept décennies. A l’occasion de son 70e anniversaire, l’organisation appelle les dirigeants mondiaux à tenir les engagements pris en 2015, en matière d’objectifs de développement durable et à prendre des mesures concrètes pour améliorer la santé de tous.

Entre autres événements prévus tout au long de cette année 2018, la Journée mondiale de ce 7 avril, dont le thème est "Couverture santé universelle : pour tous et partout", sera l’occasion d’ouvrir un dialogue au niveau mondial et local sur la façon de parvenir à la santé pour tous.

Des pistes d’action pour tous

Persuadée que tout le monde a un rôle à jouer, l’OMS propose quelques pistes d’action que ce soit aux gouvernements, mais aussi aux individus, à la société civile et aux personnels de santé. Comme faire connaître vos besoins, vos opinions et vos attentes aux décideurs locaux, aux responsables politiques, aux ministres et aux autres représentants du peuple et se faire suffisamment entendre pour que les besoins de santé de votre communauté soient pris en compte et mis en avant localement, y compris au moyen des réseaux sociaux. L’organisation suggère aussi d’organiser des activités comme des forums de discussion, des débats politiques, des concerts, des manifestations et des interviews afin de permettre aux gens d’interagir avec leurs représentants sur la question de la CSU dans les médias et sur les réseaux sociaux. A cet effet, elle signale que le hashtag principal de cette campagne est #HealthForAll.

Aux gouvernements, l’OMS propose notamment de cerner les demandes, avis et attentes de la population concernant les questions en lien avec la CSU afin d’améliorer les réponses politiques. La population peut être consultée, par exemple, par un dialogue direct, des enquêtes ou un référendum. Entre autres nombreuses pistes.Laurence Dardenne