Sciences - Santé

La Sécurité sociale pourrait économiser 150 millions, et les patients belges 55 millions d'euros annuellement si les médecins prescrivaient systématiquement les alternatives les moins chères, médicaments génériques ou copies, quand elles existent, peut-on lire mardi dans les journaux L'Echo et De Tijd. 

Le calcul est avancé par une étude des Mutualités Libres. Selon celles-ci, la part de médicaments génériques ou copies dans l'ensemble des prescriptions réalisées en Belgique a progressé durant les dernières années, mais reste bien plus basse que dans des pays limitrophes comme l'Allemagne ou les Pays-Bas. 

En 2015, ces médicaments représentaient 30% de l'ensemble des prescriptions en Belgique, contre 24% en 2012. Mais la part des génériques atteint 80% en Allemagne et 70% aux Pays-Bas. 

Prescrire des médicaments de marque même si des alternatives moins chères existent reste donc relativement courant chez nous, surtout en matière d'antidépresseurs (1 prescription sur 2) et d'antihypertenseurs (1 prescription sur 3), selon les Mutualités Libres.