Près d’un an après son ami et complice Billy Fasbender, André Debaar a tiré sa révérence, à 81 ans. Les deux hommes avaient, en tandem, dirigé le Festival de théâtre de Spa de 1988 à 1998. C’est l’époque où André Debaar, très apprécié de ses pairs, est aussi le directeur de l’Union des artistes (1986-1992).

Formé à l’Art dramatique, à la déclamation et au chant au Conservatoire royal de Bruxelles, il y sera par la suite professeur - parmi ses très nombreux élèves figurent Natacha Amal, Isabelle Paternotte ou encore Michel Kacenelenbogen -, enseignant également l’art dramatique à l’Institut des arts de diffusion, l’IAD, à Louvain-la-Neuve.

André Debaar est pensionnaire et membre du conseil d’administration du Théâtre royal du Parc de 1950 à 1964 (il joue par exemple, dans la saison 1953-1954, sous la direction de Pierre Fresnay dans "Auprès de ma blonde" de Marcel Achard, aux côtés notamment d’un certain Pierre Laroche) puis entre au Théâtre national de Belgique. Il fera partie de la "maison TNB" pendant vingt ans, jusqu’en 1984, tout en jouant régulièrement aux Galeries.

Le comédien est aussi metteur en scène. En novembre 1962 il monte "Château de Suède" de Françoise Sagan, au Parc. Anouilh, Hugo, Molière, Shakespeare, Feydeau, Ionesco, mais aussi Crommelynck, Giraudoux, Brecht, ou encore Michael Frayn, Jules Renard, Jean-Pierre Dopagne seront quelques-uns des auteurs par lui portés à la scène. Il en interprétera plus encore, travaillant sous la direction, entre autres, de Jacques Huisman, Adrian Brine, Dominique Haumont, Albert-André Lheureux, Léon Dony, Frank Dunlop et même Dario Fo. A son palmarès figure l’Eve du théâtre pour son rôle dans "Les Maxibules" de Marcel Aymé (1964).

En octobre 2008, sous l’égide d’Argan 42, André Debaar reprenait "L’Evangile selon Saint-Marc", légendaire lecture-spectacle créée en 1981 et représentée plus de 300 fois.