Quatre personnes, dont deux policiers, ont été tuées vendredi lors d'une fusillade dans un quartier résidentiel de la ville canadienne de Fredericton, et un suspect a été interpellé. Le quartier de Brookside, proche du centre de cette ville de 60.000 habitants située dans le Nouveau-Brunswick (est), a été bouclé et "l'enquête se poursuit", a indiqué la police sur Twitter, quelques heures après le début de l'incident survenu vers 7h00 du matin selon des témoins.

La fusillade "a fait au moins quatre morts", a ajouté la police sans apporter plus de précisions sur ses causes.

"Nous avons un suspect en détention" et "nous pouvons confirmer qu'il n'y a plus de menace pour le public", a-t-elle encore dit.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a immédiatement réagi à cette "terrible nouvelle".

"Mes sentiments vont à tous ceux qui ont été affectés par la fusillade ce matin. Nous suivons la situation de très près", a-t-il indiqué sur Twitter.

D'après un reporter de la chaîne publique CBC, un témoin a rapporté avoir vu un homme armé d'un fusil, ouvrant le feu dans la cour d'un immeuble depuis une fenêtre. La police n'a pas immédiatement confirmé l'information.

Zone bouclée

Les enquêteurs ont appelé la population à éviter la zone, un quartier résidentiel proche d'une petite zone commerciale selon des témoignages recueillis par les télévisions.

La police a également appelé à ne pas diffuser d'informations susceptibles de localiser précisément le site de la fusillade.

Une vingtaine d'enfants ont été confinés dans leur garderie, a témoigné Rachel Le Blanc. Plusieurs magasins ont également été bouclés, selon les témoins.

Les premières images de la chaîne CBC montraient de nombreuses voitures de police et des ambulances encadrant une zone résidentielle pavillonnaire.

Robert DiDiodato, un habitant du quartier interviewé par CBC, a raconté avoir entendu des bruits de "pétards". "Vu le rythme, ça aurait pu être un coup de feu. Ca faisait +pop, pop, pop+", a-t-il déclaré.

"Au nom de tous les gens du Nouveau-Brunswick, j'offre mes condoléances, mes pensées et mes prières aux victimes et à leur famille", a pour sa part tweeté le Premier ministre de la province Brian Gallant.

"A ce moment-ci, je demanderais à la population, en particulier aux personnes qui se trouvent dans les secteurs visés par la police, de se tenir informées des derniers développements entourant cette situation et de suivre les consignes des autorités qui travaillent dans le secteur", a-t-il ajouté.

Dans la soirée du 22 juillet, un homme avait ouvert le feu dans une artère animée de Toronto, tuant une jeune fille de 18 ans et une fillette de 10 ans, et blessant 13 autres personnes.

La fusillade avait été revendiquée par le groupe Etat islamique(EI) mais la police a affirmé n'avoir aucune preuve permettant d'étayer cette revendication.

La province du Nouveau-Brunswick, dans le sud-est du pays, avait déjà connu une fusillade meurtrière en juin 2014.

Trois policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) avaient été abattus en pleine rue à Moncton, principale ville du Nouveau-Brunswick, par un homme qui avait fait feu sur eux.

L'assassin a été condamné à 75 ans de prison, la plus dure sentence imposée à une personne reconnue coupable dans les annales récentes au Canada.

© AFP