Fashion week

Alors que l’on avance dans la présentation des défilés, on se prend à regarder avec plus d’intensité ce que donnent à voir nos Belges préférés, Jean-Paul Lespagnard (voir p.3) mais aussi Véronique Leroy. Fidèle à elle-même, et depuis déjà plusieurs années dans le fameux calendrier des défilés, la créatrice wallonne prouve que sa pensée en matière de mode est juste et comprise du public féminin, puisqu’elle tient les saisons. Véronique Leroy, cependant, ne revendique pas sa belgitude comme un drapeau, elle est aussi très parisienne dans l’âme. Après tout, elle a appris la mode au studio Berçot, à Paris.

Quand nous l’avions rencontrée, il y a quelques saisons, dans sa boutique, à deux pas des Tuileries, elle nous avait appris que, pour elle, la mode belge était une expression en soi. Et l’on peut d’ailleurs trouver des filiations entre son travail et ce que font les designers anversois. Selon les Belges, en effet, on dirait que les formes du vêtement ne sont pas éternelles et, en cela, Véronique Leroy fait partie d’une école, à travers son perpétuel "retravail" des lignes du vêtement. Cette saison encore, elle redessine des manteaux oversize posés sur de frêles épaules, elle réenvisage l’éternel féminin, à travers des robes dentelées ajourées, qui mixent les codes du classique et de la modernité. Elle ajoutait, à notre oreille, que ce qui était important pour elle, c’était de créer les vêtements qui accompagnent les femmes durant les étapes fondatrices de leur existence. D’intégrer sa mode à elle dans l’atemporalité, presque dans le vêtement rituel.