Entretien

Du côté du stade Otten, les supporters le considèrent déjà comme le transfert de la saison. Transféré sur le fil à la fin du mercato estival, Christian Brüls n’aura pas mis longtemps à trouver sa place au sein d’un effectif gantois qui tourne à plein régime.

L’occasion de faire plus ample connaissance avec l’un des rares germanophones de notre championnat, alors que se profile la visite de Genk avec qui il avait failli se lier l’été dernier.

Christian, ça marche plutôt bien pour vous en ce moment.

C’est vrai. Mais je crois que c’est plutôt l’équipe dans son ensemble qui marche bien. On a un noyau de 30 éléments, et chaque joueur est à même de jouer les premiers rôles.

Vous pensiez que cela irait aussi vite pour vous ?

Non, je ne pensais pas que je deviendrais directement titulaire. Mais j’ai travaillé tous les jours aux entraînements, aux matchs, pour m’améliorer et, pour le moment, ça marche.

Vous estimez avoir déjà pas mal progressé depuis votre arrivée ici.

En trois mois à Gand, j’ai sans doute appris autant qu’au cours des trois saisons précédentes. Trond Sollied est vraiment un entraîneur incroyable. Sa façon d’entraîner est parfaite pour des jeunes joueurs comme moi.

Dans quels domaines avez-vous progressé ?

Chaque semaine, il y a deux ou trois entraînements tactiques et j’ai déjà beaucoup appris. Et, en jouant offensif, on apprend également beaucoup. Sur le plan technique et physique, je pense également avoir effectué beaucoup de progrès.

Est-ce que Trond Sollied vous a beaucoup conseillé ?

Il y a des entraîneurs qui parlent et d’autres qui parlent juste quand il le faut. Sollied intervient seulement quand il voit un problème. Mais, dès qu’il voit quelque chose, il le dit. C’est mieux qu’un entraîneur qui parle tout le temps sans dire vraiment des choses intéressantes.

Il laisse également beaucoup de liberté à ses joueurs.

Oui, mais quand est sur le terrain, on est là pour travailler. La différence, c’est que l’on vient toujours s’entraîner avec plaisir. Et cela se voit le week-end en match. On joue avec plaisir.

Finalement, c’est peut-être plus facile, pour un joueur comme vous, qu’à Westerlo.

Oui, car avec Gand, nous jouons toujours pour gagner. A Westerlo, c’est vrai qu’il fallait parfois davantage penser à défendre. Regardez en Coupe, même menés 3-1, nous avons toujours joué haut pour marquer et nous nous sommes finalement qualifiés. Pour un joueur offensif, c’est formidable de jouer dans une telle équipe.

Vous affrontez Genk puis le Standard. La quinzaine de vérité ?

Si nous voulons viser le Top 2 ou le Top 3, nous devons pouvoir gagner ce genre de match.

Vous pourriez viser le titre ?

Anderlecht a une bonne équipe cette saison. Mais je pense que les Bruxellois doivent se méfier de nous !