Chez les Courtois, le sport coule dans les veines. Thierry, le père (45 ans), n’a pas eu la chance de goûter aux joies de l’équipe nationale, mais il a tout même connu le plus haut niveau belge en volley-ball. Aujourd’hui encore, il baigne dans le sport puisqu’il occupe le rôle de scout pour Waremme, en Ligue A. Le volley-ball reste la discipline de prédilection de la famille Courtois. Thierry y a rencontré Gitte, son épouse (qui a son cabinet de kiné) quand tous les deux jouaient à Bilzen et les trois enfants ont testé ou jouent toujours aux joies des smashes ou réceptions. Aujourd’hui, seul Thibaut a pris une autre voie en perçant dans le football mais au seul poste où il peut jouer avec les mains.

En effet, Valérie (22 ans) et Gaétan (17 ans) suivent les traces de leurs parents. L’aînée évolue depuis cette saison à Oudegem après avoir joué à Gand pendant quatre saisons avec qui elle a disputé une demi-finale de Coupe d’Europe l’année passée. Internationale, elle s’est qualifiée avec la Belgique pour le prochain Euro. Gaétan l’a imitée mais au niveau provincial après avoir testé d’autres sports de ballons. "Juste pour m’amuser", dit-il. "Je n’ai que 17 ans." Son aînée embraie. "Papa aussi a commencé à 17 ans", rigole-t-elle.

A Bilzen, dans la maison familiale où ils se sont installés il y a bientôt vingt ans, il ne reste plus que Gaétan (toujours étudiant en 6e année). Thibaut a mis le cap à l’étranger, à Madrid, pour sa carrière tandis que Valérie est partie à Gand il y a quatre ans pour combiner au mieux études et volley-ball.

Dans la famille, le sport a toujours eu une place prépondérante. "Quand ils étaient petits, on les incitait à faire du sport en vacances. C’était surtout pour s’amuser", raconte la mère. A force de s’amuser en tapant la balle, les deux aînés sont maintenant devenus des internationaux !

"Pour atteindre ce niveau, il faut d’abord avoir des prédispositions pour le sport", tente d’expliquer Thierry. "Il n’y a pas vraiment de secret pour avoir deux enfants à ce niveau. Je crois que c’est génétique." Si la fierté est bien présente quant aux performances sportives, elle l’est d’autant plus au vu des caractères de chacun. "C’est très chouette pour eux évidemment. Mais nous avons trois enfants modestes. Aucun ne se prend la tête ou n’a attrapé le gros cou", analyse le père.

Si Thibaut garde les mêmes amis et n’oublie pas de voir le plus souvent possible sa famille lors de ses rares passages en Belgique, il n’a jamais été, aux dires de ses parents, arrogant ou condescendant envers son frère et sa sœur.

"Si, un jour, c’est arrivé, il s’est remis lui-même à sa place. Il est bien conscient qu’il doit garder les pieds sur terre", confirme Thierry qui veille aux intérêts du gardien de l’Atletico.