LE ROI ET LE REINE ONT INAUGURÉ MARDI SOIR le tout nouveau Théâtre national au boulevard Jacqmain, ouvrant ainsi une ère nouvelle pour le vaisseau amiral des scènes francophones belges. Après de multiples avatars et déménagements difficiles, voilà le théâtre dans ses somptueux pénates. Les discours de Fadila Laanan, la ministre de la Culture, de Robert Delville, le président du conseil d'administration du théâtre et ceux de Jean-Louis Colinet et Philippe Van Kessel, les directeurs du théâtre, ont été très consensuels et enthousiastes, sans guère évoquer les problèmes financiers liés au futur contrat-programme toujours en discussion. Mais on sait que le nouveau directeur, Jean-Louis Colinet, réclame un supplément de dotation.

Toute la Belgique culturelle francophone mais aussi de nombreux néerlandophones avaient été invités pour l'événement et les commentaires étaient très généralement enthousiastes sur la beauté du bâtiment.

La mini-polémique née il y a quelques jours de la «carte blanche» de Jean-François Viot, ex-conseiller pour le théâtre chez le ministre Richard Miller et proche du théâtre de la Valette à Ittre, n'a guère fait de remous. Il contestait le montant de la dotation au National. Jean-Louis Luxen, président du conseil d'administration du théâtre Jean Vilar, nous a demandé de préciser que Jean-François Viot contrairement à ce que nous laissions entendre, n'est nullement lié au Vilar, a écrit son texte en son nom propre et n'engage en rien le théâtre de Louvain-la-Neuve.

A partir de vendredi soir, place au théâtre avec le festival d'ouverture qui continuera jusqu'au 6 décembre et qui commencera par la création d'«Allers-retours» de von Horvath mis en scène par Philippe Van Kessel. Ce sera ensuite la fête jusqu'au bout de la nuit.

© La Libre Belgique 2004