Entretien avec Benoît Cornet, le CEO d’Alterace qui a découvert l’idée originale dans un secteur ultra concurrentiel qui évolue en permanence.

Benoît Cornet, parlez-nous d’Alterface, cette petite société dont l’expertise est mondialement reconnue…

En 2001, à Louvain-la-Neuve, nous avons créé une petite boîte qui réalisait des travaux scientifiques. A force de courir les plus grands salons à travers le monde, nous avons diffusé notre savoir.

Justement, en quoi avez-vous révolutionné les milieux technologiques ?

Nous sommes partis d’un constat aussi simple qu’efficace. Les montagne russes, longtemps considérées comme l’attraction reine d’un parc, appartiennent au passé. Les multiples révolutions de l’image offrent du rêve et de la magie à toute la famille.

Concrètement, qu’avez-vous inventé ?

Une interaction avec l’image. En d’autres mots, le cinéma interactif. Nous avons d’abord attaqué le marché des musées, mais celui-ci s’apparentait à un one shot. Dès que notre logiciel Salto était installé, nous n’avions plus de travail. Nous avons alors cherché d’autres systèmes d’exploitation.

Les parcs d’attraction entrent alors dans la danse…

Dans les parcs, les gens raffolaient des écrans géants. Nous avons créé une interaction entre eux et l’histoire qu’ils regardaient. En 2006, nous avons ouvert notre première attraction interactive à Bobblejaland, le Desperados. Dans un décor de western, les gens doivent tirer sur l’écran. Un peu comme le huitième continent du Futuroscope. Pour les compétiteurs, un classement les poussera à essayer, le repeat business, à plusieurs reprises l’attraction qui accueille 84 personnes en même temps dans deux salles différentes. D’habitude, ce genre d’activités réunit quelques visiteurs en même temps.

Réussie sur un plan technologique, l’attraction s’avère moins spectaculaire que sa grande sœur, Arthur. Pourquoi ne pas avoir poussé plus loin la 4D ?

Durant deux ans, nous avons discuté avec les gérants du Futuroscope qui ne voulaient pas d’un Arthur bis. Nous avions trois contraintes : respecter un petit espace, pousser les gens à revenir et accueillir de nombreux visiteurs en une journée.