L'accident de train survenu mardi à Pécrot est le troisième incident impliquant des trains depuis le mois de janvier en Belgique. Un accident s'était en effet produit le 22 mars dernier à Braine-le-Comte, sans toutefois faire de victime.

Le 11 janvier à Waremme par contre, une personne était décédée et deux autres blessées lors d'une collision survenue sur le chantier TGV.

En 2000 également, le rail belge avait connu une année noire: le 29 août, quatre personnes étaient légèrement blessées lors d'un déraillement de train à Asse. Ce train, qui circulait sur la ligne Bruxelles-Termonde, avait heurté un camion qui se trouvait à hauteur d'un passage à niveau. La première voiture du train avait déraillé sous le choc. Le 14 août, deux trains de voyageurs (Lierre-Namur-Bruxelles et Namur-Herstal) entraient en collision à Liège en gare des Guillemins. 19 personnes étaient blessées au total. Quelques jours auparavant, le 11 août, un train composé de 12 voitures, contenant des produits chimiques et toxiques, déraillait en gare de Visé, sans faire de blessé. Le train venait de Maastricht en direction de Liège.

Le mois d'avril fut particulièrement marquant: le 18 avril, un train heurtait une dalle en béton posée sur les rails et venait percuter un autre train, sur la ligne Charleroi-Namur, près d'Aiseau-Presles. Ce sont des enfants qui ont déposé la dalle de béton sur les rails. Un des machinistes est décédé dans l'accident et plusieurs blessés étaient dénombrés. Le 13 avril, un train percutait un camion-citerne qui se trouvait sur la voie à hauteur du passage à niveau de Ewertegem (Zottegem), sur la liaison Zottegem-Grammont. Le chauffeur du camion est grièvement blessé mais les 80 passagers du train sont indemnes. Le 10 avril, la motrice de tête d'un train effectuant la liaison Namur-Liège déraille après avoir heurté des rochers qui se trouvaient sur la voie. Des morceaux de rochers s'effondrent, obstruant la voie, alors que des ouvriers communaux sont occupés à effectuer des travaux d'entretien sur une falaise à Beez. Les 30 passagers sont indemnes.

Le 9 mars, un train international reliant Milan à Bruxelles-Midi déraille à hauteur de Mirwart, entre Jemeppe et Libramont. Le convoi transporte 150 passagers. Tous sont indemnes mais choqués. Seuls la locomotive et le premier wagon du convoi ont déraillé et le train est resté debout. Le 15 février, un convoi de la SNCB déraille en gare de Grammont. Aucun passager ne se trouve à bord du train et l'accident ne fait aucune victime. Le service des trains a été interrompu sur les lignes Grammont-Ath et Grammont-Enghien et des navettes de bus ont été instaurées. Le 9 février, un train de voyageurs effectuant la liaison Gand-Malines déraille avant d'entrer en gare de Merelbeke. Quatre wagons se couchent le long des voies. Les 40 passagers sont indemnes. Le déraillement semble avoir été causé par un aiguillage défectueux.

Le 28 janvier, deux trains, l'un reliant Anvers à Neerpelt, l'autre assurant la liaison Turnhout-Malines-Bruxelles-Manage, entrent en collision à Herentals. Le conducteur du train venant d'Anvers n'aurait pas respecté un feu rouge. 71 personnes sont blessées lors de l'accident. Le 20 janvier, un train de marchandises venant de Rotterdam à destination de Metz déraille à hauteur de la gare de Stockem, près d'Arlon. Seize wagons, sur les 22 que compte le convoi, sont hors des rails. Le conducteur meurt sur le coup. Le convoi roulait vraisemblablement trop vite. Certains wagons transportaient des produits toxiques.

Ces accidents survenus ces 15 derniers mois ne font également pas oublier le drame qui s'est produit le jeudi 15 août 1974, lorsque le train de voyageurs Charleroi-Bruxelles-Anvers a déraillé sur le pont qui enjambe le canal Charleroi-Bruxelles à Luttre. Bilan: 18 morts et 69 blessés, il s'agit toujours du plus grave accident ferroviaire jamais survenu en Belgique. (D'après BELGA)

© La Libre Belgique 2001