Les ruses de l'embaumeur pour rendre un mort plus naturel

ABONNÉSJonas Legge & Christophe Bortels Publié le - Mis à jour le

Un reportage de la série "Dans le secret des lieux"

Les deux-tiers de sa vie, Louis Campens les a passés à rendre la mort un peu plus présentable, un peu plus acceptable. Il est le dernier à dorloter la dépouille avant que le cercueil ne se ferme à jamais. Mais ce souriant quinquagénaire n’est pas un "simple" responsable de pompes funèbres. Il est aussi embaumeur. Ou, autrement appelé, thanatopracteur. A travers un ensemble de procédés, il parvient à retarder la décomposition d’un corps et, ainsi, à éviter tout problème de salubrité publique.

En Belgique, avec la multiplication des chambres frigorifiques ces dernières années, la pratique n’est plus si fréquente. Aujourd’hui, un corps peut rester intact plus d’un mois sans aucune action sur le défunt, en le laissant simplement reposer à quelques degrés au-dessus de zéro. Par contre, certaines situations nécessitent encore l’intervention de l’embaumeur.

Comme lorsqu’un décès survient en Belgique mais que, pour être rapatrié dans le pays d’origine, le corps doit être accompagné d’un certificat d'embaumement. De nombreux pays africains ou du Commonwealth imposent ce type de règles.

"Mais la thanatopraxie se pratique surtout suite à un accident de la route", signale Louis Campens. "La personne est généralement abîmée en divers endroits. Afin que la famille puisse lui rendre hommage sereinement, nous allons faire en sorte qu’elle paraisse la plus naturelle possible. Et pour mener à bien ce travail de restauration, l’embaumement est nécessaire, parce qu’il permet au corps de durcir, de se figer. Sans cela, il serait impossible de travailler les plaies car le processus de décomposition serait enclenché."

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