CARTON PLEIN POUR LE CHANTEUR DE 43 ANS, jeudi soir, à Forest-National, avec plus de 7 500 spectateurs pour assister à un spectacle Lavoine en bonne et due forme. Face à un public très mélangé, des midinettes peroxydées aux dames qui craquent pour Tom Jones itou, le natif de Longjumeau, en banlieue parisienne, a pu éprouver sa popularité avec une bordée de titres célèbres, dont ces fameux «Yeux revolver» (1985). Sur scène, il n'invente certes rien, mais son défaut d'originalité est compensé par une remarquable efficacité. Et si l'on se serait bien passé de ses «Vive la France» - l'époque napoléonienne est loin, tout de même -, on se plaît à danser antillais «Rue Fontaine» ou à flâner sur le «Pont Mirabeau». Christina Marocco n'est pas là pour lui donner la réplique sur «J'ai tout oublié (quand tu m'as oublié)» ? Qu'à cela ne tienne: des centaines de voix font remarquablement bien l'affaire. On sait Marc Lavoine porté sur l'exotisme, c'est donc un peu dommage de ramener «Pour une biguine avec toi» à un rock. Avec la jeune Montoise d'origine vietnamienne Quynh Anh, il forme un très beau duo pour «Ne m'en veux pas de t'en vouloir». Mais Marc Lavoine reste un homme des années 80, et le final, très disco-electro, cogne notamment grâce au «Parking des Anges». Mission accomplie.

© La Libre Belgique 2006