Premier jet commencé le 29 mai à 16h et achevé le 30 mai à 15h29. À peine 24 heures, c’est la performance qu’a réalisée à New York l’écrivain liégeois Nicolas Ancion, pour rédiger un roman, bref mais intense, intitulé "Courir jusqu’à New York". Ce n’est pas la première fois que l’auteur de "L’homme qui valait 35 milliards" (Luc Pire, 2009, prix Rossel des Jeunes) ou "Nous sommes tous des playmobiles" (Le Grand Miroir, 2007), né en 1971, se lance le défi d’un tel marathon littéraire. En 2010, à la Foire du Livre de Bruxelles, il s’y était essayé avec succès. Cette envie de faire foisonner son imagination est née après une lecture de Proust en 24 heures à l’ULg, "un moment magique", et pour "réaliser ce que Simenon n’avait pas eu l’occasion d’accomplir" - la rédaction d’un roman enfermé dans une cage de verre. A New York, "où il y a des milliers d’histoires à imaginer", Nicolas Ancion s’est déplacé d’une bibliothèque à son hôtel, puis au salon littéraire Book Expo America, au gré des connexions wifi et de l’inspiration pour écrire à toute vitesse, dopé à l’adrénaline, "au café et à l’eau fraîche". Si une immense concentration était nécessaire, il a toutefois partagé ses efforts sur les réseaux sociaux où des centaines d’internautes l’ont encouragé et ont commenté son polar de 80 984 signes diffusé presque en direct sur le Net. "En pleine forme", nous assure-t-il, après cette performance, Nicolas Ancion avoue qu’il renouvellerait volontiers l’expérience.

CdM