Palmarès de Cannes: Mungiu primé deux fois

AFP Publié le - Mis à jour le

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Outre, le cinéaste autrichien Michael Haneke, qui a décroché dimanche à Cannes sa seconde Palme d'or pour "Amour", l'un des grands gagnants de la soirée se nomme Cristian Mungiu, dont le film a été primé à deux reprises. La Libre vous propose de passer en revue des différents prix.

Le jury a ainsi récompensé "Reality", de l'Italien Matteo Garrone, une comédie amère sur l'itinéraire déçu d'un candidat à un jeu de télé-réalité, en lui attribuant son Grand Prix. Visiblement ému, le cinéaste s'est dit, en français, "très heureux d'être ici encore", alors qu'il avait remporté en 2008 le Grand Prix de Cannes pour "Gomorra", autrement plus grave et plus violent, sur la camorra napolitaine.

Du côté des actrices, le Prix d'interpétation féminine a été attribué aux deux comédiennes roumaines débutantes, Cosmina Stratan et Cristina Flutur, orphelines en perte de repères dans le monastère d'"Au-delà des collines" de Cristian Mungiu.

Le réalisateur roumain de 44 ans, Palme d'Or 2007, doit cette fois-ci se contenter du prix du Scénario pour ce film tiré d'un fait divers qui s'est déroulé en 2005 en Roumanie.

L'acteur danois Mads Mikkelsen, connu pour son rôle de méchant chez James Bond dans "Casino Royale" (2006), décroche, quant à lui, le prix d'interprétation masculine pour son rôle dans "La Chasse" de Thomas Vinterberg. L'acteur de 46 ans, "très touché", a dit sa "surprise" aussi --il est revenu précipitamment de Bucarest où il se trouve en tournage--, en s'excusant de ne pas parler français "sauf quand je bois, mais pas maintenant".

Pour le Prix de la mise en scène, c'est le Mexicain Carlos Reygadas pour "Post tenebras lux" qui a été récompensé pour une parabole sur la violence qui étreint le Mexique, accueilli de façon très mitigée par les festivaliers et éreinté dans la presse. Le cinéaste, qui s'exprimait en français, a remercié le jury composé "d'hommes et de femmes libres, je pense", ainsi que "les membres de la presse qui n'ont pas arrêté de me flatter depuis 3 ou 4 jours", a-t-il ironisé.

La seule comédie en compétition, "La part des anges", du Britannique Ken Loach, a reçu le prix du Jury. "Cannes nous montre que le cinéma n'est pas qu'un divertissement", a déclaré le réalisateur britannique de 75 ans, un habitué de Cannes, en recevant son cinquième prix à Cannes, qu'il a dédié à ceux qui "résistent aux plans d'austérité dans le monde".

La Caméra d'Or, prix récompensant un premier film toutes sélections cannoises confondues, a couronné le film américain "Les bêtes du Sud sauvage", conte philosophique en Louisiane, illuminé par une fillette de 6 ans qui crève l'écran. Ce premier film de Benh Zeitlin, 29 ans, avait déjà été Grand Prix au festival de Sundance en janvier.

Le réalisateur turc Rezan Yesilbas, 34 ans, a lui remporté la Palme d'or du court métrage pour "Silence" ("Sessiz be Deng" en turc).

La dernière montée des marches du Festival de Cannes s'était déroulée sous une pluie orageuse et en présence de nombreuses stars, parmi lesquelles toute l'équipe en pleurs du film de Clôture, "Thérèse Desqueyroux", réalisé par Claude Miller, décédé en avril.

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