JOURNALISTE À «LA MEUSE», L'ATTACHANT ROMANCIER Bernard Gheur a conduit une vingtaine d'auteurs originaires de (ou très liés à) la Cité ardente à écrire des textes rassemblés dans un émouvant album qu'illustrent de nombreuses photos en noir et blanc. Chacun y évoque des souvenirs ou s'abandonne à son imagination pour refléter le Liège de sa jeunesse ou d'aujourd'hui, ou de ses rêves.

Autour du romancier du «Testament d'un cancre» (que préfaça François Truffaut), du «Lieutenant souriant» et de «Nous irons nous aimer dans les grands cinémas» (né à Liège le 18 février 1945 et qui se souvient ici du cinéphile en herbe qu'il fut, fréquentant le défunt Crosly où il verra notamment «Je reviens de l'enfer» - alias «L'Enfer des hommes» - avec Audie Murphy), on lit des pages de Nicolas Ancion, Irène Stecyk, Jean-Denis Boussart, Carmelo Virone, René Swennen, Lily Portugaels, Louis Maraite, Christian Libens, Michel Lemoine, Charles Ledent, René Henoumont, Christian Delcourt et Janine Delcourt-Angélique, Louis Chalon, Guy Delhasse, Alain Bertrand, Jacques Izoard et François-Xavier Nève, ainsi qu'un poème du regretté Yves Lebon à la mémoire duquel le livre est dédié.

Dix-huit promenades à Liège et alentour, nées de rencontres amicales, pour former un recueil dont la «seule règle du jeu» est que «chacun va de son côté et flâne à sa guise».

«Promenades liégeoises avec Bernard Gheur», collectif, Editions du Céfal (31, boulevard Frère-Orban, 4000 Liège), 120 pp. illustrées, env. 16 €.

© La Libre Belgique 2005