Une Belge agressée à Cologne témoigne: "Ça a duré toute la soirée et toute la nuit"

Rédaction web Publié le - Mis à jour le

Suite aux agressions sexuelles et aux vols subis le soir du Nouvel an à Cologne, de nombreuses Allemandes livrent leurs témoignages dans la presse. Elles font état d'attouchements, essentiellement dans la gare et à proximité de la cathédrale, par des groupes d'hommes perçus comme des "arabes" ou des "nord-africains".

Une internaute de LaLibre.be, présente ce soir-là avec une amie dans la ville allemande, a contacté la rédaction pour signaler que "pas mal d'éléments ne sont pas mentionnés dans les articles". Préférant conserver l'anonymat*, elle regrette que "les journaux ne précisent pas que les victimes n'étaient pas qu'allemandes. Mon amie et moi étions venues de Liège. De plus, les origines des individus nous semblent peu correctes, nous avons eu affaire à pas mal d'individus d'origine turque et du Moyen-Orient".

Elle souligne aussi que "les agressions ont eu lieu toute la soirée et toute la nuit. Ça a commencé de manière 'légère' dès notre arrivée à la gare et ça s'est aggravé en fin de soirée quand nous nous sommes décidées à rentrer dans l'appartement que nous avions loué, après que nous nous soyons réfugiées plusieurs heures dans un café-snack de la gare centrale pour éviter ces individus qui étaient partout dans la gare et aux alentours".

La jeune femme se plaint en outre du manque de réactivité des forces de l'ordre. "Nous avons été, dès notre arrivée sur place, choquées par l'absence de contrôles, le manque de sécurité et la très faible présence de forces policières. Nous avons aussi été victimes de l'utilisation d'une bombe lacrymogène par un policier dont aucun article de presse ne parle. En fin de soirée lorsque nous essayions de rentrer, nous avons été agressées de manière très violente et avons été victimes d'un 'guets-apens', et il n'y avait aucun policier aux alentours. Nous avons cru pendant un instant que nous allions y rester."

Elle ajoute finalement que "Mon amie et moi n'avons pas pu nous manifester à la police car nous ne venons pas d'Allemagne et pensions au moment-même que nous avions été victimes de manière isolée. Mais peut-être qu'il y a beaucoup plus de victimes 'non-allemandes' qui sont sous le choc comme nous, et qui sont touchées par l'imprécision de l'information".


*LaLibre.be connaît l'identité réelle de cette jeune femme.