En Belgique aussi, des notifications d'effets indésirables enregistrées
Effet indésirable heureusement rare mais certes grave, le risque de thrombose veineuse associé aux contraceptifs oraux combinés (COC) est bien connu; il est maximal dans la première année d'administration du contraceptif ou lors de la reprise d'un COC après une interruption. Il doit néanmoins être relativisé quand on sait qu'il demeure inférieur au risque de thrombo-embolie veineuse encouru par toute femme enceinte : en l'occurrence de 6 cas pour 10000 femmes au cours de la grossesse contre 3 à 4 pour 10000 utilisatrices de COC de 3e génération, ce qui replace le débat à sa juste place.
- Publié le 03-01-2013 à 04h15
Effet indésirable heureusement rare mais certes grave, le risque de thrombose veineuse associé aux contraceptifs oraux combinés (COC) est bien connu; il est maximal dans la première année d'administration du contraceptif ou lors de la reprise d'un COC après une interruption. Il doit néanmoins être relativisé quand on sait qu'il demeure inférieur au risque de thrombo-embolie veineuse encouru par toute femme enceinte : en l'occurrence de 6 cas pour 10000 femmes au cours de la grossesse contre 3 à 4 pour 10000 utilisatrices de COC de 3e génération, ce qui replace le débat à sa juste place.
"Qu'il soit veineux ou artériel, le risque de thrombose associé aux COC est bien connu et mentionné dans les notices et résumés des caractéristiques des produits concernés", rappelle-t-on à ce propos à l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). "Si le rapport bénéfice/risque collectif des COC reste positif quel que soit leur composition, à condition de respecter les contre-indications et précautions d'emploi, celui-ci doit être évalué pour chaque patiente afin de minimiser le risque de thrombose lié aux COC, qu'il soit veineux ou artériel."
"Ces risques sont bien connus par les professionnels de la santé, nous certifie Ann Eeckhout, porte-parole de l'AFMPS. Il est donc très important de connaître les facteurs de risque qui existent pour les thromboses veineuses. Cela dit, s'il s'agit d'un des risques connus, il existe aussi beaucoup d'autres facteurs favorisant dont faut aussi tenir compte. Rien ne dit donc qu'une patiente ayant pris ce contraceptif n'aurait pas de toute façon fait une thrombose."
D'après la banque de données
A ce jour, en Belgique, d'après la Banque de données des effets indésirables potentiels notifiés de l'AFMPS, "on a enregistré 9 notifications d'effets indésirables concernant notamment des thromboses et des troubles visuels pour les contraceptifs de 4e génération et 119 pour ceux de la 3e génération Yaz (32), Yasminelle (20) et Yasmin (57) essentiellement pour des problèmes de grossesse, mais aussi de thromboses. Nos experts ne sont pas inquiets dans la mesure où il s'agit d'effets indésirables connus des médecins."
Alors, question : faut-il avoir peur des COC ? "La balance risque/bénéfice reste positive, nous répond encore Ann Eeckhout. Le risque est connu; il est donc très important de minimiser tous les facteurs susceptibles de provoquer une thrombose. Il faut être très attentif aux contre-indications et bien respecter les recommandations d'utilisation du médicament. Le médecin doit aussi faire un suivi clinique pour s'assurer de la bonne tolérance de la patiente au traitement."
