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Brève
Mis en ligne le 08/09/2009
Religions
La burqa en question
J’ai croisé une femme en noir. En deuil de sa féminité. L’ombre d’elle-même, en quelque sorte. Même son regard était voilé... On m’a dit que c’était au nom de Dieu. Je croyais pourtant que Dieu, c’était cette forme d’appellation contrôlée universelle: "l’Amour qui se décline dans l’infinité de l’espace et du temps". Et je n’ai pas compris. On m’a ensuite dit que c’était au nom de la religion. Que le prescrit se trouvait grâce à la transcription du message divin dans le langage des hommes. C’est en vain que j’ai cherché... Et je n’ai pas compris. Alors on m’a dit que c’était au nom de la tradition. Mais les traditions s’inscrivent dans l’histoire d’un Etat, d’un pays, d’une nation. Leurs évolutions sont différentes, différenciées, diverses mais circonscrites à un pays qui n’est pas le mien ! Et je n’ai pas compris. On m’a dit enfin que c’était au nom de l’homme. D’une forme de supériorité essentielle ou naturelle. Et j’ai eu peur. Non pas une crainte fugace et superficielle. Mais une peur instinctive et animale. Et j’ai eu envie de parler au nom de la femme. Redire que la Liberté ne peut se concevoir en fonction du sexe car elle est inhérente à la nature humaine. Répéter que le corps n’est pas une prison mais une maison où les uns y logent l’âme, les autres la conscience. Affirmer enfin que dans un pays démocratique et impartial, il n’est pas tolérable que des citoyens soient traités comme des fantômes.Marie-Hélène Crombe-Berton SÉNATRICE
Médias
Information tronquée
"Javaux séduit par le PS !" Incroyable ! Du jamais vu dans l’histoire de Belgique : le président d’un parti politique en exercice passe à la concurrence ! Je me rue sur l’interview et que trouvé-je ? Rien. Javaux affirme que les socialistes avec lesquels il a négocié ont été corrects, que c’était sans doute un calcul rationnel de la part du PS et qu’Ecolo va devoir rester vigilant. En tant qu’abonné à "La Libre" depuis de très nombreuses années, je ne puis admettre cette façon de tenter d’accrocher le lecteur en tronquant l’information et, ce faisant, de chercher à peser sur l’opinion. Ainsi, "La Libre" poursuit sa ligne rédactionnelle : les ex-électeurs du MR qui ont voté Ecolo aux dernières élections ont été trompés par ce parti puisqu’il s’est allié au vieux PS et que, maintenant, il l’encense même ! Vous tenez tellement à votre hypothèse que vous manipulez l’information. Michel Hubert PROFESSEUR AUX FACULTÉS UNIVERSITAIRES SAINT-LOUIS
Cohérence éditoriale
Depuis sa nouvelle mouture, "La Libre" consacre chaque jour une ou deux pages à notre planète, les maux dont elle souffre et quelques remèdes. C’est une excellente chose et on vous en félicite. Dans Momento, la rubrique automobile fait régulièrement l’éloge de modèles dont les niveaux de consommation ne sont pas vraiment compatibles avec ces remèdes. Ce week-end, l’essai était consacré à un véhicule équipé d’une motorisation répondant à la norme Euro 4. Votre journaliste aurait-il oublié que depuis ce mois-ci, la norme Euro 5 est en vigueur. Elle vise à une meilleure protection de notre planète et de notre santé. A quoi bon vanter des moteurs dépassés ? "La Libre" ne pourrait-elle pas s’engager à ne présenter que des véhicules répondant à cette norme (car il y en a chez plusieurs constructeurs) ? Il en va de la cohérence de votre ligne éditoriale. Christophe Rubbens
"Des économistes"
Un bon dessin humoristique (comme celui de Clou, 2/9 p.8) peut être plus éloquent que les "études" et les longues dialectiques universitaires capables de démontrer n’importe quoi et son contraire; les intuitions qui inspirent les gens dans leurs choix quotidiens sont plus fiables bien que souvent taxées de préjugés ou d’idées reçues. LLB 3/9 p. 6 : "DES économistes". Leur démonstration n’est pas convaincante. On y flaire davantage l’injonction idéologique et viscérale que la rigueur. D’autres économistes pourraient soutenir la thèse inverse. Et puis, l’économie n’est pas une fin en soi, elle est subordonnée au bien-être général de la population. Une usine polluante peut faire miroiter de beaux chiffres et constituer une nuisance inacceptable. A cet égard, l’article de Claude Demelenne (3/9 p. 54) mérite bien plus d’être pris en considération lorsqu’on envisage d’intensifier encore le flux migratoire malgré toutes ses conséquences sur les plans social, politique, démographique et culturel - scolaire en particulier. Lorsque le politiquement correct ne fait plus le bonheur des gens, il cesse d’être correct. B. Verhaeghe ATH
Chère eau
Le fait de facturer une consommation d’eau intense jusqu’à quatre fois plus chère qu’une consommation de base mériterait une étude sérieuse sur les faibles consommations. Le citoyen aisé aux restaurants nombreux n’a pas de vaisselle, il part en vacances régulièrement et ne consomme rien pendant ces périodes, il se douche dans son club de sports, sa voiture fréquente un car wash, la salade est prélavée, son linge est lavé/repassé à l’extérieur... et il finit l’année avec une consommation au tarif "social" sans dégager d’odeurs ou propager le H1N1.Ronald Goudsmit
Il surfe sur l'E411
La neige amène son lot de plaisirs
75.000 véhicules sans assurance...
Ambiance parmi les stars des Magritte...