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Festival
"Crea Numerica"
Roger Pierre Turine
Mis en ligne le 14/10/2009
50 pays des 5 continents participaient à ces Jeux à la fois sportifs et culturels placés sous le slogan "Solidarité, diversité et excellence". Si les joutes sportives ont donné lieu à de saines empoignades, et notre Communauté y récolta l’or, en 100 mètres haies dames, et sept autres médailles de bronze, un résultat plus qu’honorable, les rencontres culturelles, plastiques notamment, péchèrent par un furieux manque de qualité dans les sélections et dans les distributions de lauriers, et nous y reviendrons ailleurs. Dans la filière des arts visuels actuels, le Salon des arts numériques sauva toutefois la mise de l’ensemble.
Durant une bonne semaine, des réalisations numériques de divers types furent proposées en différents sites de Beyrouth. Un trio belge fit ainsi parler de lui au Théâtre Monnot. Installation multimédia interactive de Laura Colmenares Guerra, en collaboration avec Todor Todoroff et Yacine Sebti, "Le souffle" invitait quatre visiteurs à s’asseoir sur une des quatre pierres ceinturant un plan d’eau sis dans l’obscurité. Quatre comparses auxquels, après s’être muni chacun d’un masque respiratoire, il revenait d’aspirer et d’expirer de manière à mouvoir des images vidéo en forme de méduses. D’où une sorte de ballet aquatique que les illustrations sonores de Todoroff - connu aussi pour ses fructueuses collaborations avec Marie-Jo Lafontaine - renforçaient de circonvolutions mentales innovantes. D’autres réalisations furent des plus heureuses. Ainsi, la "Rétro-inginiérie" d’Alexandre Castonguay et Mathieu Bouchard, présentée en la Galerie Pièce Unique, qui rend une seconde vie à des œuvres réalisées par infographie dans les années 70. Amusante et ludique "Sautez !" de Yacine Sebti, Belge d’origine marocaine, invita les visiteurs à sauter et, de ce fait, à s’inscrire au cœur d’une foule qui semblait sauter avec lui. Camille Scherrer, la Suisse, a inventé un livre qui bouge, se prolonge au-delà de son cadre usuel, s’anime et vous emmène en un plaisant voyage. "L’oreiller rêveur" d’Armella Leung convie qui s’y arrête à s’y poser et, ce faisant, à s’ouvrir des horizons emplis de rêves.
Avec "Aurora Consurgens", de Horia Cosmin Samoïla et Marie-Christine Driesen, place était faite à l’exploration de l’inconscient individuel qui se développe lorsque nous nous posons un casque sur la tête Il y avait une demi-douzaine d’autres propositions encore. Une réussite !
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