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Arts plastiques | Architecture

La tour de Wim Delvoye taquine les nuages

C.P.

Mis en ligne le 30/08/2010

Les premières étapes du montage de la tour gothique de Wim Delvoye. Prémices de l’exposition “Knockin’ on heaven’s door” lancée le 20 octobre.

Après la terrasse du musée Peggy Guggenheim à Venise et le jardin du musée Rodin à Paris - où lui répondaient la tour Eiffel et le dôme des Invalides -, la tour gothique de Wim Delvoye a été montée, samedi, sur le toit du palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Entre architecture et sculpture, cette œuvre monumentale d’environ 15 mètres de hauteur et pesant près de cinq tonnes s’est vu ajouter un étage par le bas, comme à Paris. En dialogue avec la flèche gothique de l’Hôtel de ville à la Grand-Place, la tour de l’artiste célèbre pour ses cochons tatoués et "Cloaca", la fameuse machine fécale, a d’abord été conçue sur ordinateur puis découpée au laser et assemblée en acier Corten selon les plans en 3D, dans une usine de Flandre.

Tout en maintenant les caractéristiques stylistiques du gothique, Wim Delvoye redessine et ajoute sa marque, comme s’il donnait suite au mouvement architectural médiéval.

Élément majeur extérieur de l’exposition "Knockin’ on heaven’s door" qui se tiendra du 20 octobre 2010 au 23 janvier 2011, la tour finement ciselée sera rouillée à souhait fin octobre. Les œuvres de Wim Delvoye ­- Christs, vitraux - répondront à celles de Lucas Cranach, le gothique étant à l’honneur cet automne. Quant à la tour, nul doute que son créateur l’agrandira encore, telle une plante vivante.

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