La Libre.be > Culture > Arts visuels > Article
Le cosmopolitisme artistique de la Belgique
Claude Lorent
Mis en ligne le 25/01/2012
Le phénomène n’est pas neuf, mais il s’accentue considérablement depuis une dizaine d’années. La Belgique et la Région bruxelloise tout particulièrement accueillent de plus en plus de ressortissants étrangers qui choisissent de vivre et de travailler chez nous. Parmi eux, nombre de plasticiens, de galeristes, de collectionneurs !
Les raisons de cette implantation volontaire sont multiples, mais quelles qu’elles soient, on ne peut que s’en réjouir, car cet apport de personnes enrichit considérablement le pays sur le plan culturel et fait de Bruxelles une ville particulièrement active dans le domaine de l’art contemporain.
Parmi les arguments avancés par tous, Bruxelles est d’abord une ville à dimension humaine où les rapports des uns aux autres sont facilités par une certaine proximité. La position géographique incite à la mobilité, la dimension même du pays invite aux déplacements fréquents et, donc, aux rencontres multiples d’Anvers à Namur, le cosmopolitisme bruxellois est apprécié autant que l’offre culturelle diversifiée et presque pléthorique. Le coût raisonnable et la qualité de la vie attirent également. Les plasticiens y trouvent leur compte depuis l’enseignement supérieur, reconnu de qualité, jusqu’à l’installation en atelier généralement plus facile à dénicher, moins cher et plus spacieux qu’ailleurs, entendez Londres, Paris ou Berlin.
Venus étudier ou en résidence, en visite ou en exposition, nombre d’artistes qui ont noué des liens s’incrustent chez nous. On citera, pour l’exemple, les Tina Gillen (Luxembourg); François Curlet, Jean-Baptiste Bernadet, Manon Bara, Lionel Estève, tous français; les Africains Pascal Marthine Tayou (voir ci-joint) et Kendell Geers; le Syrien M. Garabedian; les Américains Adam Leech et Jessica Baxter; l’Allemande Kati Heck; la Suissesse Marie-Josée Burki
Du côté des collectionneurs, on est beaucoup plus discret, à part Amaury, Myriam de Solages et Charles Riva qui se sont donné pignon sur rue. La raison est sur toutes les lèvres, mais dans l’anonymat, et il ne faut pas s’en cacher, elle rejoint celle de l’implantation de certaines galeries. La Belgique fiscale est pour d’aucuns un vrai paradis ! Finalement, tant mieux pour nous qui sommes les bénéficiaires de leurs activités qui, on le reconnaîtra, sont le plus souvent d’excellente qualité.
Du côté des galeries, enfin, les exemples foisonnent à des nivaux et en options variables avec Gladstone (New York), Waldburger (Suisse), Tulips & Roses (Estonie), Dépendance (Allemagne/ Israël et Pays-Bas), Rossi (Italie) et les multiples françaises, Almine Rech, Nathalie Obadia, Elaine Lévy, Sébastien Ricou, Lilou Vidal et Valérie Bach que nous avons rencontrée pour l’occasion.
La police prend d’assaut une...
Coran brûlé : les Afghans...
Kim 'Dotcom' libéré sous...
'Dehors l'Amérique, dehors !'...