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Fukushima n'affecterait pas les oeuvres du Louvre
AFP
Mis en ligne le 26/01/2012
"Comme pour toute exposition nous avons pris le maximum de précautions pour les oeuvres mais aussi pour le personnel du musée qui va les convoyer", a assuré Jean-Luc Martinez, conservateur général du Patrimoine, directeur du département des antiquités grecques, étrusques et romaines.
Sous l'intitulé "Rencontres", vingt-quatre oeuvres seront successivement exposées du 27 avril au 17 septembre dans trois musées du nord-est de l'archipel, à Morioka (préfecture d'Iwate), Sendai (province de Miyagi) et Fukushima, ville de la région homonyme située à environ 70 kilomètres du complexe atomique dévasté par le tsunami du 11 mars.
"En ce qui concerne le risque de tremblement de terre, les infrastructures culturelles au Japon sont particulièrement bien adaptées", a souligné M. Martinez.
"Quant à la radioactivité, je rappelle qu'elle n'est pas nocive pour les oeuvres d'art. Le risque, s'il existait, serait pour le public. Or, les taux de radioactivité mesurés à l'intérieur des musées sont bien en-deçà des limites sanitaires", a-t-il assuré.
La radioactivité dans les salles du Musée d'art de Fukushima évolue autour de 0,05 microsievert par heure, un niveau comparable à celui d'autres sites d'exposition du monde, a précisé le directeur des lieux, Tetsuo Sakai, lors d'une conférence de presse conjointe.
A l'extérieur en revanche, la barre d'un microsievert par heure est parfois dépassée, comme dans le reste de la ville, mais des travaux de décontamination sont en cours, a-t-il précisé.
"C'est sur la base de ces éléments objectifs que nous avons pris la décision, avec le ministère français de la Culture, de tenir cette exposition, un geste fort pour dire que nous pouvons continuer de travailler avec nos collègues japonais, que nous pouvons et voulons encore prêter des oeuvres au Japon", a insisté M. Martinez, en évoquant aussi l'engouement généralement manifesté par le public nippon vis-à-vis du Louvre.
Et d'ajouter: "l'art et l'accès à l'art sont, dans les moments d'épreuves, non pas superflus mais au contraire plus que jamais nécessaires".
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