Artbrussels : roulez jeunesse !

Marie Pok Publié le - Mis à jour le

Arts et Expos

Les foires d’art contemporain se développent dans le monde et sollicitent les professionnels, les collectionneurs et amateurs tout au long de l’année, juin à Bâle, octobre à Londres et à Paris, décembre à Miami, février à Madrid… Quel est le positionnement d’artbrussels dans ce paysage international ?

La foire de Bruxelles est reconnue comme étant jeune et innovante. Le collectionneur y découvre de nouveaux talents, frais et surprenants. Nous faisons tout pour mettre l’accent sur des artistes prometteurs venus de différents horizons. Nous avons mis en place une série d’initiatives qui encouragent ce phénomène. La zone First Call, par exemple, accueille 14 jeunes galeries à des conditions spéciales qui leur permettent de participer à la foire pour la première fois. Elles sont repérées par notre comité de collectionneurs qui arpentent les villes et foires du monde entier avec un regard critique et avisé. Mais j’insiste sur le fait qu’il faut, parallèlement à l’invitation de jeunes recrues, continuer à attirer des galeries confirmées. A force de rigueur (cette année, nous avons sélectionné 180 galeries sur 430 candidatures) artbrussels est devenue une des foires les plus importantes en Europe.

Pour continuer à surprendre le public et donner plus de contenu à la foire, il vous faut chaque année devenir plus créatif. Quelles sont les nouveautés de cette année ?

Depuis l’année dernière, nous avons intégré des interventions d’artistes au sein de la foire. Cette année nous avons accepté le projet du curateur Filip Luyckx. Une série d’artistes belges et étrangers – Georges Adéagbo (Bénin), Veronica Brovall (Suède), Rainer Granahl (Autriche), Fabrice Gygi (Suisse), Nedko Solakov (Bulgarie) et les Belges Koen Vanmechelen, Honoré d’O, Philip Metten et Michaël Aerts – vont produire une œuvre éphémère, un commentaire sur la notion même de foire, émaillant ainsi le parcours d’interactions et réflexions. Celles-ci seront relayées par un débat.

Comme pour de nombreuses foires, artbrussels s’enrichit d’un programme Off qui élargit le terrain du salon et valorise le pays entier aux yeux des collectionneurs étrangers…

C’est vrai que les collectionneurs VIP venus de l’étranger sont toujours particulièrement gâtés. Nous les emmenons visiter des expositions en cours sous la conduite des curateurs, comme l’exposition Wang Du au B.P.S. 22 à Charleroi ou le Soigneur de Gravité au Grand Hornu. Plusieurs festivités sont programmées pendant ces cinq jours, dont un feu d’artifice à l’Atomium le jeudi 18, l’ouverture de l’exposition Lee Ufan aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, une soirée privée au Wiels, le centre d’art contemporain de Bruxelles qui inaugurera aussi une exposition Mike Kelley. Plusieurs vernissages sont également ouverts au grand public comme ceux de l’exposition Georges Vantongerloo au PMMK à Ostende, le vendredi 18 ou celui de l’exposition Holy Fire : Art of Digital Age à l’iMAL à Bruxelles le même jour. En outre, des débats sont organisés sur le salon durant les heures d’ouverture.

Pour nous donner un avant-goût de ce qu’on pourra admirer au salon, quelles sont les disciplines qui seront mises à l’honneur et quels sont les artistes de référence annoncés?

Impossible de donner un panorama complet et représentatif, il y a environ 2000 artistes représentés ! Dans toutes les disciplines de l’art contemporain : peinture, dessin, sculptures, installations, photo, vidéo, images numériques… Parmi les grandes pointures étrangères on pourra voir (et acheter) des œuvres de Damien Hirst, Tony Ourlser, Robin Rhode, Ed Rusha, Thomas Schütte, Su-Mei Tse, Franz West, au milieu de centaines d’autres. Côté belge, on retrouvera, entre autres, Hans Op de Beeck, Wim Delvoye, Jan Fabre, Walter Swennen, Koen van den Broeck. Et tant d’autres dont des noms encore méconnus.

Marie Pok

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