Arts et Expos Avoir accès à l’art, l’air de rien, tel est l’objectif des May Baby, au Wiels.

De l’art contemporain proposé aux tout-petits, des artistes professionnels spécialisés dans la petite enfance, les portes du Wiels, Centre d’art contemporain, ouvertes aux familles, voilà de quoi bousculer les idées reçues et montrer à quel point cet art-là peut être accessible. La preuve par le succès des "May Baby" au Wiels, quatrièmes du nom déjà et qui, le week-end dernier, ont drainé 400 bébés et leurs parents. Soit, un millier de personnes, en tout. La même affluence est prévue pour le week-end prochain.

Comment rater en effet une telle opportunité ? Permettre à son petit d’avoir accès au beau, à l’art, à l’expérimentation, à la construction et à l’affirmation de soi, à tout ce qu’apporte l’art, l’air de rien. De la "project room" à la grande salle d’exposition, tout le musée leur appartient. Un espace a même été conçu pour parquer les poussettes. Equipés de leur "May Baby Passeport", les petiots n’ont plus qu’à se concocter leur programme et risquent d’être confrontés à l’embarras du choix. Le week-end dernier, "Les oiseaux" d’Isabelle Colassin et de Frédéric Houtteman, une installation visuelle et sonore d’oiseaux colorés en origami, agrémentés de douces plumes mauves, ont remporté leur franc succès. La semaine prochaine, la "project room" entièrement recouverte de papiers sur lesquels les bébés pourront projeter toutes les couleurs désirées, contrairement à ce qui est strictement interdit à la maison, comptera sans doute beaucoup d’adeptes. Ainsi, à nouveau, que "Les escargots" d’Isabelle Chavepeyer dont nous vous livrons les secrets-ci contre.

"Le Nid de sons", quant à lui, installation textile, invite à toucher et explorer. "Bright" d’Alice Malfi et de la Cie Trois Points propose un sol doré réfléchissant, des éléments plastiques sonores lumineux et textiles qui apparaissent en interaction avec les artistes et participants. De quoi varier les découvertes.


© Frédérique Versaen
“En tout, il y a 70 escargots. Au début je leur donnais un nom à chacun. Je soumets aux bébés une proposition de contemplation sans être figé”, explique Isabelle Chavepeyer.

Les enfants du Wiels viennent de la ville. Jamais ils n’avaient vu un escargot vivant. Ils connaissaient seulement ceux des livres à colorier, des albums, des modelages en plasticine. Fascinés, ils cherchent à les attraper. Certains d’entre eux ne sont d’ailleurs pas toujours tendres…

L’escargot représente une belle métaphore pour l’enfant puisque tous deux rampent pour se déplacer. A leur rythme.

“Je leur propose aussi un rapport au temps grâce aux arbres coupés et polis et surtout aux stries du tronc qui marquent les années”, poursuit Isabelle Chavepeyer.

Les bébés se mettent au niveau de l’animal.

En l’observant et en le suivant, ils se positionnent dans l’espace.


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Bruxelles, au Wiels, les 7 et 8 mai. Prix : 5 € par personne. Rés. obligatoire : kids@wiels.org