Arts et Expos Bozar accueille le Salon du dessin contemporain "Art on Paper".

La plupart des 25 solos d’artistes proposés par 25 galeries belges et étrangères sont d’heureuses découvertes, voire de brillantes confirmations d’artistes pour qui le dessin est peut-être un jardin plus secret, sans doute aussi un espace de liberté graphique plus souple et vivifiant.

On peut dès lors regretter que cet excellent Salon du dessin contemporain se retrouve en concurrence directe avec le Brussels Gallery Weekend toujours très suivi.

Quand on sait que 41 galeries et 10 centres d’art se pointent au rendez-vous, sans compter parfois d’appréciables galeries tenues à l’écart sans raison valable, il est aisé de penser que, s’échelonnant sur un seul week-end quand les galeries entament leur saison avec des semaines d’exposition, l’Art on Paper puisse, hélas, faire les frais d’un trop-plein.

Nous aurions donc envie de vous dire : privilégiez d’abord Art on Paper, vous ne le regretterez pas.

Cette fois, des galeries asiatiques de fort bonne qualité, venues de Seoul et Tokyo, confèrent à la manifestation une note particulière. Elles ne déparent une manifestation de belle tenue.

Les gouaches de Devriendt

Bien sûr nous y avons eu nos coups de cœur, c’est le jeu de pareille entreprise.

Coups de cœur de confirmation avec les rares gouaches sur papier, séquences de mises en abyme vis-à-vis desquelles le visiteur est invité à projeter son voyeurisme et ses propres émotions. C’est signé Robert Devriendt chez Albert Baronian.

Citons les dessins fins, subtils, frémissants de Carolina Fernandez que propose RossiContemporary. Il y a les admirables compositions miniaturisées, sortes d’infini envoûtant, de Tinus Vermeersch à l’enseigne d’Hopstreet.

Silvia Bächli ne passe pas inaperçue chez la Munichoise Barbara Ross, pas plus que Pavel Büchler du côté de l’Anversois Tommy Simoens. Intrigants et variés, les dessins, photos et sculptures du Péruvien Nicolas Lamas réjouissent le stand de Meessen De Clercq.

Modules de physiciens anciens

Belle prestation de John Murphy du côté de Nadja Vilenne. Et mention plus qu’appréciable à Shubigi Rao venue avec A-Lounge de Seoul. A Raphaël Zarka qui se dédouble ici (puisqu’il expose aussi au BPS 22) avec des graphismes singuliers et construits, tracés aux encres colorées d’après des modules proposés par des physiciens anciens : chez Michel Rein. Enfin, bravo au travail "bordeline", monochrome et très dense, d’Elodie Huet proposé par Archirrar.


Art on Paper, Bozar, rue Ravenstein, jusqu’au 10 septembre. Infos : www.artonpaper.be