Arts et Expos La 35e d’Art Brussels se place dans le mainstream entre actualité internationale et redécouverte. Independent Brussels ouvre l’horizon à l’air du temps. Poppositions, Yia et OFF Course, complètent une offre généreuse.

Avec ses septante galeries essentiellement européennes et américaines, Independent Brussels a de nouveau réussi son pari de surprendre les visiteurs et d’apporter un ton différent de celui des grandes manifestations bien typées et cadrées.

Une liberté antidépressive

Par sa disposition sur six niveaux, par la manière de ne pas enfermer les stands, par la clarté et la transparence entre les espaces, la foire se crée une ambiance particulière qui favorise des rencontres naturelles avec les œuvres, et le dialogue avec les gens. En invitant des galeries comme Sprüth Magers, David Zwirner, Maureen Paley, 1900-2000 ou Gladstone qui sont considérées parmi le lot de tête des enseignes réputées, la foire s’est assurée de poser la barre qualitative à un degré d’exigence élevé. Et pourtant, dans son ensemble elle conserve une ambiance bien dans l’air du temps, agréable comme les jours de printemps. Les accents d’une esthétique estampillée très actuelle donnent également le ton, que ce soit chez Mary Mary, chez White Colums ou chez Tatjana Pieters qui livre une vraie installation Art Now et pop, ou encore chez Temnikova Kasela. Un peu de légèreté, un brin d’humour, un petit clin d’œil mi-kitsch, mi-nostalgique, avec en prime un zeste de fantaisie, créent le climat d’une liberté créatrice qui n’est ni post, ni néomoderne, mais décontractée et en opposition totale avec une certaine noirceur de notre époque. L’art agent psychotrope ?