Arts et Expos

Les hauts sommets avec Alexandre Deschaumes qui revient du Tibet, les fonds des mers peuplés de requins, avec Vincent Truchet, basé en Polynésie… Les visiteurs du festival photo Nature Aves de Namur auront de quoi voyager - et être décoiffés. L’invité d’honneur de ce festival qui a pour thème "La Nature extrême" est un autre milieu hostile : l’Antarctique. Le photographe français Vincent Munier est le héros, avec son collègue Laurent Ballesta, du film documentaire "Antarctica", présenté ce soir au Cameo. L’artiste-baroudeur expose en parallèle ses photos "Adélie, Terre et Mer" dans l’église baroque Sainte-Anne. Ce photographe, reconnu internationalement, nous raconte son expérience - et son "amour fou" - de cette nature a priori hostile, avant sa rencontre avec les spectateurs belges.

Qu’est-ce qui vous attire dans les Pôles et autres zones extrêmes (hauts plateaux du Tibet, d’Ethiopie…), où vous vous rendez ?

C’est viscéral. J’aime les endroits où la présence humaine est quasi inexistante, où il y a une symbiose entre la nature et les animaux. Je suis né dans les Vosges et je suis assez affecté par la présence de l’homme partout, souvent dévastatrice; par la relation entre l’homme et la nature. Il est en conflit permanent avec la nature ! J’aime aussi essayer de m’échapper de mon confort, retrouver ma part animale, ce sentiment d’humilité face à la nature. Vivre dehors comme un animal, avec un minimum de logistique.

Quelles sont vos conditions de vie et de travail, dans ces Pôles si rudes ?

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