Arts et Expos

Le collège communal de Tournai a décidé vendredi à l’unanimité de se séparer de son conservateur du musée des Beaux-Arts, Jean-Pierre De Rycke, et de son coordinateur des musées communaux, Dimitri Kajdanski.

Le motif du licenciement avec effet immédiat, est « une rupture de confiance ». Depuis la venue à Tournai en mai dernier, de représentants de la Communauté française, très critiques à l’égard de la gestion du musée par les deux intéressés, une instruction disciplinaire était en cours. Les intéressés ont été entendus avant d’être licenciés et avertis à plusieurs reprises. Ce sont, selon la ville, des problèmes récurrents depuis des années, de mauvaise gestion qui sont en jeu, mettant en cause l’agrément du musée par la Communauté.

Le musée des Beaux-Arts fait partie des trésors cachés de la Belgique, avec ses deux grands Manet, un Seurat, une encre de Van Gogh. L’œuvre principale étant le musée lui-même imaginé par Horta.

Le directeur s’est démené avec très peu de moyens pour faire connaître son musée en bien triste état, mais de manière singulière, très peu diplomatique. S’il a monté des belles expos, il a eu aussi d’étranges coups de coeur, d’un goût très douteux, comme une expo d’un ami inconnu de Dali, Antoni Pitxot, ou l’accrochage dans le hall d’un bien laid hippopotame mauve avec des ailes. Il tenait aussi des propos très conservateurs sur l’art.

La ville va lancer un appel à candidatures pour son remplacement. La rénovation du musée selon le beau projet de Xaveer de Geyter, suit son cours: budget quasi bouclé (18 millions sur 25), avant-projet validé en juin, ouverture prévue pour 2023.


A noter : Jean-Pierre De Rycke était "l'Invité du Samedi de La Libre" ce week-end. Il avait tenu des propos particulièrement virulents à l'encontre de l'art contemporain. Cette interview n'a cependant aucun lien avec le licenciement puisque la décision avait été prise en Collège communal avant la parution notre article.

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